Principaux renseignements
- Les tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran font grimper les prix du pétrole brut.
- Le fait que le président Trump ait qualifié de « poubelle » la réponse de l’Iran à une proposition de paix a encore envenimé la situation.
- Une pénurie mondiale de l’offre, exacerbée par la baisse de la production de l’OPEP, contribue également à la flambée des prix.
Les prix du pétrole brut ont connu une tendance à la hausse aujourd’hui, alors que la possibilité d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’amenuisait. La qualification sévère par le président Trump de la réponse de l’Iran à une proposition de paix américaine comme étant « des conneries » a encore tendu les relations. La liste des exigences de l’Iran, précédemment jugée inacceptable par les États-Unis, a contribué au pessimisme croissant.
Hausse des prix du brut
Le pétrole brut Brent était négocié vers 10h30 à 103,86 dollars le baril, une hausse de 2,46 pour cent. Le West Texas Intermediate a franchi à nouveau le cap des 100 dollars et a atteint un prix de 100,98 dollars le baril, une hausse de 2,99 pour cent. Le président Trump a qualifié le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran de « sous respiration artificielle », faisant référence à la nature insatisfaisante de la réaction de l’Iran.
Cette évolution intervient à la veille de la rencontre entre Trump et le président chinois Xi, après l’imposition par le Trésor américain de nouvelles sanctions à l’encontre d’entités impliquées dans la vente de pétrole iranien à des raffineries chinoises, en violation des sanctions américaines existantes contre Téhéran.
Impact économique mondial
La pénurie d’approvisionnement persistante vient s’ajouter aux pressions sur les prix. Une enquête de Reuters a révélé que la production de l’OPEP a diminué de 830 000 barils par jour le mois dernier, s’établissant en moyenne à 20,04 millions de barils par jour malgré les efforts des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite pour détourner les flux de pétrole du détroit d’Ormuz.
Du côté de la demande, FGE NexantECA a prévu une baisse potentielle de la demande mondiale de pétrole pour le deuxième trimestre de l’année. La société a attribué cette baisse anticipée aux répercussions économiques du conflit en cours. (fc)
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