Principaux renseignements
- Les prix du pétrole ont grimpé en flèche en raison du rejet par le président américain Trump de la proposition de l’Iran et du conflit qui perdure dans la région.
- Les États-Unis exigent que l’Iran cesse ses activités d’enrichissement nucléaire et rouvre le détroit d’Ormuz à la libre circulation avant d’accepter la paix.
- Les grandes compagnies énergétiques telles qu’Aramco, BP et Shell tirent des bénéfices considérables de la hausse des prix du pétrole et du gaz provoquée par le conflit.
Suite au rejet par le président américain Donald Trump de la proposition de l’Iran visant à mettre fin au conflit en cours, les prix du pétrole ont bondi. L’Iran, par l’intermédiaire du Pakistan en tant que médiateur, a proposé une cessation immédiate des hostilités et des garanties contre de futures attaques américano-israéliennes. Cependant, Trump a qualifié la réponse de l’Iran de « totalement inacceptable » sur les réseaux sociaux.
Prix actuels
Vers 10 h 30, le prix du Brent brut, référence internationale pour une livraison le 26 juillet, a augmenté de 2,44 pour cent pour atteindre 103,76 dollars le baril. Au même moment, le prix du WTI américain s’établissait à 97,43 dollars le baril, soit une hausse de 2,10 pour cent.
Exigences des États-Unis
Selon l’agence de presse américaine Axios, les conditions présentées par les États-Unis comprenaient la réouverture du détroit d’Ormuz pour permettre le libre passage et l’arrêt de l’enrichissement nucléaire iranien. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait écho à ce sentiment en déclarant que la guerre ne prendrait fin qu’une fois les stocks d’uranium enrichi de l’Iran éliminés.
Malgré un cessez-le-feu conclu en avril pour faciliter les pourparlers de paix, des échanges de tirs sporadiques se poursuivent. La trêve a été prolongée indéfiniment par Trump fin avril afin de laisser à l’Iran le temps de formuler une proposition unifiée.
Impact sur le marché de l’énergie
Les prix de l’énergie ont connu des fluctuations importantes depuis le début du conflit, le Brent dépassant les 100 dollars le baril après le cessez-le-feu du 8 avril. La fermeture du détroit d’Ormuz, une voie navigable cruciale pour environ 20 pour cent des expéditions mondiales de pétrole et de gaz, a encore perturbé les marchés de l’énergie. Cette perturbation résulte de la menace de l’Iran de prendre pour cible les navires tentant de traverser le détroit en représailles aux frappes américano-israéliennes.
Les grandes entreprises énergétiques ont enregistré des hausses de bénéfices substantielles en raison de la flambée des prix du pétrole et du gaz sur les marchés mondiaux. Aramco, le géant énergétique saoudien, a annoncé une hausse de plus de 25 pour cent de ses bénéfices au premier trimestre par rapport à la même période de l’année précédente. Le PDG d’Aramco, Amin Nasser, a attribué ce succès à leur pipeline transnational, qui a assuré un approvisionnement ininterrompu malgré les perturbations causées par la guerre en Iran.
Des tendances similaires ont été observées chez d’autres entreprises énergétiques : les bénéfices de BP ont plus que doublé au premier trimestre, tandis que Shell a annoncé une hausse significative de ses bénéfices la semaine dernière. Le conflit en cours continue de générer des profits substantiels pour ces géants de l’énergie. (fc)
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