Principaux renseignements
- Le cd&v propose d’interdire le démarrage d’un flexi-job aux personnes percevant des indemnités de maladie ou de chômage.
- Le parti vise à promouvoir une réinsertion durable sur le marché du travail plutôt que des emplois temporaires et précaires.
- Ce projet de loi vise à prévenir les abus potentiels et à encourager la recherche active d’un emploi permanent.
Le cd&v propose une nouvelle loi qui interdirait aux personnes de commencer un emploi flexible tout en percevant des allocations de maladie ou de chômage. Actuellement, environ 1 300 personnes cumulent ces allocations avec un emploi flexible, et ce nombre devrait augmenter à mesure que le gouvernement étend le programme d’emplois flexibles. Le cd&v considère que les emplois flexibles sont utiles pour un marché du travail flexible, mais estime qu’ils ne sont pas adaptés en période de maladie.
Réinsertion durable
Selon Nathalie Muylle, la députée du cd&v à l’origine de la proposition, il y a une nécessité d’encourager la réinsertion durable sur le marché du travail des personnes souffrant de maladies de longue durée. Le système actuel permet aux personnes percevant des prestations de maladie de satisfaire à l’exigence minimale de travail pour les emplois flexibles en comptant les jours où elles perçoivent des prestations comme des jours travaillés. Selon Mme Muylle, cette pratique ne contribue pas à l’emploi à long terme et implique souvent des postes temporaires et instables sans perspectives d’avenir.
Risque d’abus
Le cd&v fait également valoir que le système actuel favorise les abus, citant des cas où des personnes percevant des prestations d’invalidité à 80 pour cent complètent leurs revenus par un flexi-job exonéré d’impôt, ce qui leur permet d’atteindre 100 pour cent de leur revenu potentiel. Selon eux, cela décourage la recherche active d’un emploi plus permanent.
Le projet de loi établit une distinction entre les personnes qui occupaient déjà un emploi flexible avant de tomber malades et celles qui souhaitent en commencer un pendant leur congé de maladie. Les titulaires actuels d’un emploi flexible pourraient continuer à travailler, mais avec des horaires limités, tandis que les nouveaux candidats ne seraient pas autorisés à commencer un emploi flexible pendant leur période de maladie. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

