Principaux renseignements
- Une enquête d’INAMI a révélé une inéligibilité potentielle ou une durée excessive pour 25 pour cent des bénéficiaires de prestations de maladie de longue durée en 2025.
- L’étude suggère qu’une part importante des bénéficiaires, en particulier les jeunes adultes et les personnes souffrant de troubles mentaux, sont capables de reprendre le travail.
- Soumises à un examen minutieux, les caisses d’assurance maladie belges doivent se restructurer afin de garantir une allocation adéquate des ressources et un soutien aux initiatives de retour au travail.
Une enquête récente menée par l’INAMI, consultée par De Standaard, a révélé qu’environ 25 pour cent des personnes ayant perçu des prestations de maladie de longue durée l’année dernière étaient potentiellement inéligibles ou en bénéficiaient depuis une durée excessive. L’étude, réalisée en 2025, a analysé 1 000 cas au sein de deux groupes spécifiques : les jeunes adultes de moins de 28 ans et les personnes âgées de 40 ans et moins souffrant de troubles de santé mentale.
Majorité jugée apte à reprendre le travail
La semaine dernière, les chiffres de l’INAMI ont révélé qu’en 2025, 576 643 personnes en arrêt de travail de longue durée percevaient des allocations. Dans une grande majorité des cas de l’échantillon (70 pour cent pour les jeunes adultes et 84 pour cent pour les personnes souffrant de troubles mentaux), il a été déterminé que les personnes étaient aptes à reprendre le travail dans des fonctions similaires à celles qu’elles occupaient avant leur maladie.
Ces conclusions vont dans le sens d’études antérieures soulignant des préoccupations quant à l’exactitude de l’octroi des prestations de maladie de longue durée. Il convient de noter que les caisses d’assurance maladie socialistes ont affiché un taux plus élevé de versements indus de prestations par rapport aux autres caisses. Par exemple, parmi les personnes âgées de 40 ans et moins souffrant de troubles mentaux, près de 30 pour cent ont perçu des prestations de manière inappropriée, contre un taux inférieur de 10 points de pourcentage pour les autres caisses.
Caisses d’assurance maladie sous surveillance
Soumises à un examen minutieux concernant leur contrôle des bénéficiaires de congés de maladie de longue durée, les caisses d’assurance maladie doivent comparaître devant le Parlement fédéral pour y répondre à des questions. C’est surtout la mutuelle socialiste Solidaris qui aurait très facilement approuvé les prestations. Le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit), souligne l’urgence pour ces organismes de se soumettre à une restructuration complète, affirmant que leur avenir dépend d’une telle transformation.
Vandenbroucke propose des mesures de responsabilité financière plus strictes, liant le financement à des résultats tangibles en matière d’accompagnement du retour à l’emploi des personnes en arrêt maladie de longue durée. Il entend également évaluer de manière critique tant l’assurance complémentaire obligatoire que la couverture hospitalisation facultative, tout en réévaluant l’augmentation des allocations. Tout en s’opposant à la proposition de la N-VA visant à supprimer purement et simplement les caisses d’assurance maladie, Vandenbroucke reconnaît leurs lacunes et souligne l’importance d’encourager l’adaptation plutôt que de recourir à la suppression. (fc)
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