Les travailleurs belges qui ont choisi de changer d’emploi au cours de l’année écoulée ont travaillé en moyenne 3,3 ans chez leur ancien employeur. C’est ce qui ressort des données du prestataire de services RH Partena Professional, qui porte sur quelque 150 000 travailleurs dans 20 600 entreprises.
Principaux renseignements
- Les travailleurs belges qui changent d’emploi restent en moyenne 3,3 ans chez leur ancien employeur, soit une légère augmentation par rapport aux 3,1 ans enregistrés en 2023 et 2024.
- Cette augmentation de l’ancienneté au moment du départ s’explique en partie par l’incertitude économique et les restructurations, qui incitent les travailleurs à rester plus souvent chez leur employeur actuel par mesure de prudence.
- Les jeunes travailleurs sont les plus mobiles : les personnes dans la vingtaine changent en moyenne d’emploi après seulement 1,8 an.
Dans l’actualité : les Belges changent d’emploi un peu moins rapidement que ces dernières années.
- Les salariés qui ont choisi de changer d’emploi l’année dernière avaient travaillé en moyenne 3,3 ans chez leur ancien employeur. En 2024 et 2023, cette moyenne était encore de 3,1 ans.
- « Cela signifie qu’aujourd’hui, de nombreux Belges restent probablement en poste par prudence, mais pas nécessairement par satisfaction », remarque Yves Stox, Managing Consultant chez Partena Professional. « Cette prudence est d’ailleurs justifiée : depuis 2013, jamais autant de personnes n’ont perdu leur emploi à la suite de licenciements collectifs et de restructurations qu’en 2025. L’impact de cette incertitude économique ne doit pas être sous-estimé et semble désormais se traduire par une légère augmentation de l’ancienneté moyenne au moment du départ. »
Seul un salarié sur cinq est réellement satisfait de son travail
Remarque : Stijn Baert, professeur d’économie du travail, constate lui aussi que ce n’est pas toujours par satisfaction que les gens restent plus longtemps chez leur employeur actuel.
- Mieux encore, une étude antérieure du réseau de recherche UGent@Work avait déjà révélé que seuls 18 pour cent des salariés flamands sont réellement satisfaits de leur emploi.
- Selon Baert, il s’agit là d’un paradoxe évident. « Ce paradoxe est en partie lié au cloisonnement sectoriel de notre marché du travail : même après les réformes, la constitution des droits à la retraite diffère fortement entre le secteur public et le secteur privé, et la formation continue vise principalement à approfondir les connaissances au sein du propre secteur plutôt qu’à faciliter la transition vers un autre emploi », explique-t-il.
Ce sont surtout les jeunes travailleurs qui changent fréquemment d’emploi
Zoom : les jeunes dans la vingtaine qui changent d’employeur le font en moyenne après 1,8 an de fidélité à leur employeur, ce qui est bien en deçà de la moyenne de 3,3 ans.
- On observe également des différences régionales. En Flandre, l’ancienneté moyenne au moment du départ est de 3 ans, suivie de 3,3 ans dans la Région de Bruxelles-Capitale, mais de 3,7 ans en Wallonie.
- Une analyse plus approfondie montre également que les femmes qui changent d’emploi le font en moyenne un peu plus rapidement (3,2 ans) que les hommes (3,4 ans).
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