Principaux renseignements
- La prolongation des quotas d’exportation d’engrais de la Russie privilégie l’approvisionnement national au détriment des besoins mondiaux.
- Les tensions géopolitiques perturbent le commerce des engrais et provoquent une flambée des prix.
- Les agriculteurs sont confrontés à des choix difficiles alors que la hausse des coûts des engrais menace la sécurité alimentaire mondiale.
La pénurie mondiale d’engrais s’aggrave en raison du conflit en Iran et des perturbations dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce des engrais. La Russie, deuxième producteur mondial d’engrais, a prolongé ses quotas d’exportation jusqu’en décembre afin de donner la priorité à l’approvisionnement national. Cette mesure restreint encore davantage la disponibilité mondiale déjà limitée des engrais.
Quotas d’exportation russes
En vertu de la nouvelle réglementation, les producteurs russes peuvent exporter 20 millions de tonnes d’engrais entre juin et novembre. Cela représente une légère augmentation par rapport au quota précédent de 18,7 millions de tonnes qui était en vigueur jusqu’en mai. Ces quotas visent à garantir un approvisionnement suffisant en engrais pour les agriculteurs russes, qui bénéficient ainsi de prix réduits.
La répartition du nouveau quota comprend 8,7 millions de tonnes d’engrais azotés, plus de 4,2 millions de tonnes de nitrate d’ammonium et environ 7 millions de tonnes d’engrais complexes.
Exceptions aux restrictions à l’exportation
Il existe des exceptions à ces restrictions à l’exportation. Les livraisons d’engrais vers les régions séparatistes géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, soutenues par la Russie, ne seront pas soumises à des quotas. De même, les expéditions en transit international et les livraisons d’engrais à titre d’aide humanitaire sont également exemptées.
Le conflit en Iran a eu un impact significatif sur les prix des engrais, qui ont presque doublé depuis février. La fermeture prolongée du détroit d’Ormuz suscite des inquiétudes quant à de nouvelles hausses de prix, ce qui pourrait contraindre les agriculteurs à réduire leur utilisation d’engrais. Cela pourrait avoir de graves conséquences sur la production alimentaire mondiale. (fc)
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