Principaux renseignements
- Les prix des engrais chutent fortement depuis que l’Iran a rouvert le détroit d’Ormuz, ce qui soulage les agriculteurs.
- Les agriculteurs ne bénéficieront probablement que tardivement de la baisse des prix des engrais, car il faut du temps pour que les approvisionnements leur parviennent.
- La réouverture du détroit d’Ormuz, une voie cruciale pour l’approvisionnement mondial en nutriments agricoles, stabilise un marché des engrais sous pression, menacé par les conflits en cours et les crises énergétiques.
Les agriculteurs connaissent un certain soulagement alors que les prix des engrais chutent fortement suite à l’annonce par l’Iran de la réouverture du détroit d’Ormuz. L’urée, un engrais azoté largement utilisé, a vu son prix baisser de 18 pour cent, tombant à 640 dollars la tonne à La Nouvelle-Orléans par rapport à son pic atteint plus tôt cette semaine.
Impact différé
Si cette réouverture est une bonne nouvelle pour les agriculteurs, il faudra du temps avant que cette baisse des prix se traduise par une disponibilité immédiate des stocks. Les experts estiment qu’il faudra plus d’un mois avant que les nouvelles cargaisons d’engrais n’arrivent dans le golfe du Mexique aux États-Unis et ne soient ensuite acheminées vers les régions agricoles du Midwest. Malgré la baisse de prix attendue, certains agriculteurs qui ont déjà commencé les semis de printemps pourraient ne pas en profiter pleinement.
Cessez-le-feu
La réouverture du détroit d’Ormuz, qui achemine environ un tiers des approvisionnements mondiaux en nutriments pour les cultures, constitue un développement significatif après plusieurs semaines de fermeture dues au conflit au Liban. Cette fermeture avait exacerbé une crise énergétique et des engrais déjà en cours, menaçant la production de cultures essentielles à l’échelle mondiale.
Le président américain Donald Trump a annoncé que l’Iran avait accepté de suspendre son programme nucléaire pour une durée indéterminée dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu. Cependant, l’Iran n’a pas encore confirmé d’autres détails que la réouverture du détroit.
Les analystes de marché surveillent de près le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les premières observations indiquant une activité limitée dans les premières heures du cessez-le-feu. Certains experts estiment qu’une augmentation substantielle du trafic maritime sans péage est nécessaire pour avoir un impact significatif sur le marché des engrais.
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