Le mutualité flamande CM va détecter lui-même le phishing

Les criminels sont de plus en plus actifs sur Internet. Ils se font souvent passer pour des employés d’une entreprise ou d’une administration. Leur objectif est de voler les données financières et personnelles de leurs victimes. La Mutualité chrétienne (CM) va désormais traquer elle-même les fraudeurs.


Principaux renseignements

  • Le nombre de cas de phishing est en augmentation. La fédération bancaire Febelfin a récemment mis en garde contre le « phishing », une technique de fraude dans laquelle les fraudeurs tentent de voler vos données personnelles par le biais d’un appel téléphonique.
  • De plus en plus d’organisations prennent donc des mesures contre cette technique frauduleuse. La CM est la dernière organisation en date à le faire. La mutuelle va désormais traquer activement les abus commis avec certains noms de domaine.
  • La CM travaille également sur différents projets visant à limiter l’utilisation des e-mails, notamment via l’application CM.

Contexte : le phishing est en plein essor en Belgique.

  • La fédération bancaire Febelfin a récemment averti que les criminels se livraient de plus en plus souvent à du « phishing ».
  • Ils se font par exemple passer pour des employés de banque. Les fraudeurs tentent ainsi de vous convaincre de confirmer une opération via votre application itsme, d’effectuer un virement vers un soi-disant « compte sécurisé » ou d’installer un logiciel leur donnant un accès à distance à votre appareil. En réalité, ils volent vos données afin de pouvoir vider votre compte.

CM prend des mesures contre le phishing

Dans l’actualité : CM prend désormais des mesures contre le phishing. La mutuelle recherche désormais activement les abus des noms de domaine cm.be et mc.be sur Internet.

  • « En détectant à temps les faux domaines et les sites web de phishing, nous pouvons intervenir avant même qu’ils ne deviennent actifs », explique Stefan Van Gansbeke, directeur Risk, Security & Legal chez CM, dans un entretien avec Visie, la plateforme d’information et d’opinion des organisations flamandes ACV, CM et beweging.net. « Nous faisons ainsi fermer les sites web frauduleux, notamment via le système BAPS du Centre pour la cybersécurité Belgique. »
  • En outre, CM mise sur l’utilisation du BIMI (Brand Indicators for Message Identification). « Grâce à cela, nos e-mails sont reconnus comme certifiés et fiables par les fournisseurs de messagerie et de télécommunications pris en charge. Malheureusement, cette technologie n’est pas encore prise en charge par tous les fournisseurs de messagerie. Nous collaborons avec les banques afin de bloquer les numéros de compte belges lorsqu’ils sont utilisés de manière abusive dans des messages de phishing », explique-t-il.
  • CM travaille également sur différents projets visant à limiter l’utilisation des e-mails, notamment via l’application CM et une plateforme de messagerie sécurisée dans le dossier Mon CM.

D’autres organisations prennent également des mesures contre le phishing

Remarque : ces dernières semaines, d’autres organisations ont annoncé des mesures visant à réduire le nombre de cas de phishing.

  • Ainsi, l’application d’identification Itsme, propriété de grandes banques et entreprises de télécommunications belges, a introduit de nouvelles fonctionnalités pour améliorer la sécurité et lutter contre les tentatives d’hameçonnage.
    • Itsme a notamment mis en place un écran de vérification supplémentaire. Lorsque l’application détecte qu’un utilisateur reçoit une action Itsme pendant un appel téléphonique, une fenêtre contextuelle s’affiche pour l’avertir d’une possible fraude. Les utilisateurs gardent le contrôle total et peuvent décider eux-mêmes s’ils souhaitent poursuivre la transaction.
  • KBC a quant à elle lancé une assurance contre le phishing. Les critiques s’interrogent toutefois sur l’utilité d’une telle assurance. Les banques sont en effet tenues d’indemniser leurs clients s’ils perdent leur argent à cause du phishing. Cette obligation ne s’applique pas uniquement en cas de « négligence grave ».
  • Le gouvernement prévoit également des mesures supplémentaires. Il oblige les banques à instaurer, d’ici 2027 au plus tard, un délai de quatre heures lorsque les clients augmentent leur limite bancaire. Grâce à ce délai, les victimes de phishing auront plus de chances d’empêcher les transactions frauduleuses.

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