L’OTAN rejette la proposition d’une aide militaire standardisée pour l’Ukraine


Principaux renseignements

  • L’OTAN a rejeté une proposition visant à imposer un minimum de 0,25 pour cent du PIB pour l’aide militaire à l’Ukraine.
  • Plusieurs alliés majeurs, dont la France et la Grande-Bretagne, se sont opposés à cet objectif de dépenses standardisé.
  • Mark Rutte exhorte les nations européennes à réduire les écarts importants en matière de contributions à la défense.

Un projet visant à établir un seuil minimum standardisé pour l’aide militaire à l’Ukraine a été rejeté par plusieurs membres de l’OTAN. Selon des informations du Telegraph, une proposition suggérant que les alliés consacrent 0,25 pour cent de leur PIB annuel à la défense de Kiev n’a pas obtenu l’accord unanime nécessaire. Parmi les pays opposés figuraient le Canada, l’Espagne, l’Italie, la France et la Grande-Bretagne.

Divisions internes

Le secrétaire général Mark Rutte avait prévu que cette mesure soit finalisée lors du prochain sommet en Turquie. Son objectif était de garantir une aide durable et à long terme à l’Ukraine, d’autant plus que le niveau d’implication américaine devient de plus en plus imprévisible.

Bien que la proposition n’ait pas recueilli un soutien unanime, elle a été défendue par les Pays-Bas, la Pologne et divers pays baltes et nordiques, qui souhaitaient un alignement plus large sur leurs propres dépenses de défense déjà importantes.

Inégalités criantes dans les contributions à l’OTAN

Les statistiques de l’Institut de Kiel mettent en évidence une disparité flagrante dans les contributions. Le Danemark arrive en tête des principaux donateurs, ayant fourni une aide totalisant 2,95 pour cent de son PIB depuis 2022, suivi de l’Estonie à 2,8 pour cent, de la Lituanie à 2,06 pour cent, de la Lettonie à 1,73 pour cent et de la Suède à 1,7 pour cent.

Même la Pologne, allié politique de premier plan situé à la frontière de l’Ukraine, n’a contribué qu’à hauteur d’environ 0,77 pour cent de son PIB sur cette période, soit une moyenne inférieure à 0,2 pour cent par an, ce qui est bien en deçà de l’objectif proposé.

Rutte insiste pour que les cotisations soient augmentées 

D’autres grandes puissances affichent des moyennes annuelles tout aussi faibles par rapport à leur économie. Les contributions de la Grande-Bretagne s’élèvent à environ 0,14 pour cent du PIB par an, l’Allemagne affichant un chiffre similaire. La France et le Canada ont fourni des moyennes annuelles de 0,06 pour cent et 0,08 pour cent respectivement, tandis que l’Italie et l’Espagne ont apporté des contributions encore plus faibles.

Ces chiffres soulignent l’argument récurrent de Rutte selon lequel la responsabilité du soutien à l’Ukraine est déséquilibrée, ce qui l’amène à appeler les nations européennes à augmenter leurs contributions alors que les États-Unis poussent à une plus grande autonomie régionale. (fc)

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