Les Belges ont investi plus de 260 millions d’euros dans les bons d’État


Principaux renseignements

  • Ces derniers jours, les Belges ont investi un peu plus de 260 euros dans les nouveaux bons d’État.
  • Les bons d’État à un an rapportent 1,4 pour cent net et ceux à huit ans 1,96 pour cent.
  • Bien que le gouvernement n’ait pas eu l’intention d’inciter les banques à augmenter les taux d’intérêt sur les comptes d’épargne et les comptes à terme, certains acteurs l’ont tout de même fait.

Dans l’actualité : les Belges ont investi au total 262,8 millions d’euros dans les bons d’État. C’est ce qu’annonce l’Agence fédérale de la dette.

  • La majeure partie de ce capital a été investie dans des obligations d’État à un an, avec un coupon net de 1,4 pour cent. Au total, le Trésor a emprunté 234,2 millions d’euros par ce biais.
  • Le reste du montant (28,6 millions d’euros) a été investi dans des bons d’État à huit ans. Ceux-ci offrent un rendement net de 1,96 pour cent.
  • En outre, les chiffres de l’Agence de la dette montrent que la plupart des souscriptions ont été effectuées par l’intermédiaire du Trésor lui-même. Ainsi, 137,7 millions ont été versés à l’État. Les Belges ont investi 125,1 millions d’euros dans le bon d’État par l’intermédiaire des banques. Lors de la précédente émission, la plupart des souscriptions avaient été effectuées par l’intermédiaire des institutions financières.

Les bons d’État moins populaires que lors de la précédente émission

Zoom : cette fois-ci, les épargnants belges ont moins investi dans les bons d’État que lors de la précédente émission. À l’époque, le gouvernement avait pu récolter quelque 300 millions d’euros.

  • Il est frappant de constater que les bons d’État à un an ont été légèrement moins populaires cette fois-ci qu’à l’automne 2025. Pourtant, le coupon s’élevait alors également à 1,4 pour cent net. À l’époque, 247,6 millions d’euros avaient été investis dans ces obligations d’État, soit 13,4 millions d’euros de plus que cette fois-ci.

Réaction provoquée chez les banques

Remarque : contrairement à l’émission très controversée du bon Van Peteghem en 2023, l’objectif cette fois-ci n’était pas de faire pression sur les banques pour qu’elles augmentent les taux d’intérêt sur l’épargne. Néanmoins, le marché belge de l’épargne a connu quelques mouvements ces dernières semaines.

  • Fin février, par exemple, Beobank a relevé le taux d’intérêt des comptes à terme d’un an de 1,85 pour cent à 2 pour cent brut. Après paiement du précompte mobilier, il vous reste 1,4 pour cent. Cela équivaut au rendement du bon d’État de même durée.
    • Les institutions financières ont également augmenté les taux d’intérêt sur les comptes à terme à 1,5, 2 et 3 ans.
  • Santander a surpris en début de semaine en augmentant le taux d’intérêt sur le compte d’épargne Vision Max. La banque a augmenté la prime de fidélité de 1,05 pour cent à 1,3 pour cent. Le taux d’intérêt de base reste bloqué à 0,7 pour cent, du moins pour ceux qui épargnent entre 125 000 et 300 000 euros. Dans tous les autres cas, le taux d’intérêt de base tombe à 0,05 pour cent. Le nouveau rendement total s’élève donc à 2 ou 1,35 pour cent.

Faible probabilité d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt sur l’épargne

Perspectives : il y a peu de chances que nous assistions à de nombreuses hausses des taux d’intérêt dans un avenir proche.

  • La Banque centrale européenne (BCE) n’a pas modifié son taux directeur depuis l’été dernier. Cela signifie que les banques perçoivent depuis un certain temps déjà une rémunération de 2 pour cent sur les dépôts d’épargne excédentaires qu’elles placent auprès des institutions monétaires. Il y a quelques années, ce taux atteignait encore 4 pour cent à son plus haut niveau.
  • Il y a peu de chances que la banque centrale change bientôt de cap. L’inflation oscille actuellement autour de l’objectif fixé par la présidente de la BCE, Christine Lagarde, et son équipe. La guerre en Iran pourrait toutefois changer la donne. Si le conflit se poursuit, les prix de l’énergie resteront à un niveau élevé pendant un certain temps. Cela se traduira par une inflation plus élevée dans la zone euro.

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