Depuis mai 2023, les entreprises du secteur privé sont tenues de verser une indemnité vélo à leurs employés qui se rendent au travail à vélo. Les données du prestataire de services RH Acerta montrent qu’aujourd’hui, un salarié sur six dans notre pays bénéficie d’une telle indemnité.
Principaux renseignements
- Depuis mai 2023, les entreprises du secteur privé sont tenues de verser une indemnité vélo aux salariés qui se rendent au travail à vélo.
- Selon Acerta, 1 salarié sur 6 en Belgique bénéficie désormais d’une indemnité vélo ; tant le nombre de cyclistes que le montant moyen de l’indemnité ont fortement augmenté.
- Ce sont surtout les jeunes salariés (< 25 ans) qui utilisent plus souvent le vélo, tandis que la part des voitures de fonction dans cette tranche d’âge diminue.
Contexte : les entreprises du secteur privé sont tenues depuis trois ans de verser une indemnité vélo à leurs salariés.
- Chaque commission paritaire peut fixer elle-même le montant de l’indemnité vélo et les modalités qui y sont liées. Par exemple, une distance maximale, la combinaison avec d’autres moyens de transport, la fréquence d’utilisation du vélo, etc.
- Pour les salariés de la CP200, l’indemnité vélo s’élève par exemple à 0,27 euro par kilomètre pour une distance maximale de 40 kilomètres aller-retour.
- Les entreprises doivent toutefois respecter certaines règles légales. Le fisc et l’ONSS fixent, au début de chaque année, un montant maximal exonéré pour les indemnités vélo. Depuis le 1er janvier 2026, ce montant est de 0,37 euro par kilomètre, jusqu’à un maximum de 3 690 euros par an.
L’indemnité vélo augmente de plus de 25 pour cent
À la une : selon les données d’Acerta, trois ans après la mise en place obligatoire de cette mesure, un salarié belge sur six bénéficie d’une indemnité vélo. Cela représente une augmentation de 15 pour cent depuis 2023. Le prestataire de services RH dispose des données de 360 000 salariés chez 37 500 employeurs du secteur privé.
- Le montant moyen versé par les employeurs a également fortement augmenté ces dernières années. Les entreprises indemnisent les cyclistes en leur versant en moyenne 0,3194 euro par kilomètre effectivement parcouru, alors qu’en 2023, ce montant était encore de 0,25 euro en moyenne. Cela représente une hausse de 26 pour cent.
- Un salarié qui utilisait le vélo pour ses trajets domicile-travail reçoit désormais en moyenne 58,55 euros par mois, contre 46,40 euros par mois en 2023. Sur une année entière, la moyenne s’élève à 702,59 euros, contre 556,79 euros en 2023.
- « Le fait que les salariés concernés perçoivent, au final, une indemnité plus élevée peut indiquer non seulement que davantage de personnes se déplacent à vélo, mais aussi que celles qui le font parcourent plus de kilomètres à vélo pour se rendre au travail. Nous constatons donc que la Belgique devient de plus en plus un pays du vélo en matière de trajets domicile-travail », remarque Charlotte Thijs, experte en mobilité chez Acerta.
Ce sont surtout les jeunes qui se déplacent à vélo
À noter : les chiffres d’Acerta nous apprennent également que ce sont surtout les salariés de moins de 25 ans qui optent pour le vélo pour se rendre au travail. Mieux encore, le pourcentage de jeunes salariés bénéficiant d’une indemnité vélo n’a jamais été aussi élevé.
- En 2025, 18,6 pour cent des moins de 25 ans bénéficiaient d’une indemnité vélo. En 2023, ce pourcentage s’élevait encore à 15,6 pour cent. Soit une augmentation de près d’un cinquième (+19,6 pour cent) en trois ans.
- Dans cette tranche d’âge, la part des personnes disposant d’une voiture de fonction a également diminué (passant de 10,85 pour cent en 2023 à 9,9 pour cent en 2025). De plus en plus de salariés de moins de 25 ans troquent leur droit à une voiture de fonction contre un budget mobilité (de 0,41 pour cent en 2023 à 0,53 pour cent en 2025).
- « Il est bien sûr possible que les salariés de moins de 25 ans soient demain plus enclins à opter pour la voiture, s’ils se trouvent dans une autre phase de leur vie. Mais comme nous l’avons déjà constaté par le passé, beaucoup dépendra des choix (politiques) qui seront entre-temps opérés en matière de mobilité », ajoute Thijs.
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