200 chauffeurs d’Uber sont (encore) en grève en France

200 chauffeurs de la plateforme Uber se sont mis en grève en France, suite à un changement du système qui les sanctionne lorsqu'ils refusent une course.
Manifestation devant le siège d’Uber, à San Francisco, le 8 mai 2019. Certains chauffeurs des géants Uber et Lyft ont éteint leurs applications pour protester contre ce qu’ils disent être des baisses de salaires. (Isopix)

200 chauffeurs de la plateforme Uber se sont mis en grève en France, suite à un changement du système qui les sanctionne lorsqu’ils refusent une course.

Après l’appel au boycott plus tôt cette semaine suite à la suppression de témoignages d’agressions sexuelles, nouveau coup dur pour Uber. Les chauffeurs de l’entreprise sont désormais en grève en France. Lundi, 200 employés ont bloqué un centre d’accueil de chauffeurs en Île-de-France, relate Business Insider. C’est Brahim Ben Ali, le chef du mouvement, qui l’a annoncé à l’AFP. 

Les chauffeurs sont mécontents suite à un ‘changement de procédure sur la qualité des services’, déclare une porte-parole d’Uber. Elle précise qu’il ne s’agit que d’une faible part du personnel, en regard des 30.000 chauffeurs présents sur la plateforme. La raison de cette grève, c’est la mise à jour qu’a apportée Uber: désormais, un chauffeur qui refuse une course se voit déconnecter et devra s’expliquer pour être reconnecté. Un changement qui a causé des retards et enjoint Uber à revenir au système précédent, comme l’assure la porte-parole.

Des tarifs ‘indignes’

Si cet incident semble être une affaire close, Brahim Ben Ali porte lui des revendications bien plus larges. Il évoque le tarif de courses qu’il juge ‘indigne’, des ‘déconnexions abusives’ ainsi que certains chauffeurs fraudant le système, y accédant sans la fameuse carte VTC, ‘voiture de transport avec chauffeur’. Et il affirme ne pas être le seul à s’indigner, suivi selon lui par des associations de chauffeurs dans plusieurs villes de France, notamment à Paris, Lille, Lyon et Marseille. 

Concernant la rémunération, Uber assure que le tarif médian net des chauffeurs s’élève à 9,15 euros de l’heure, soit ‘au dessus de la moyenne du secteur’. Rappelons que c’est la troisième année consécutive qu’Uber voit ses chauffeurs se mettre en grève, après des mouvements similaires en 2017 et 2018. Et qu’il s’agit décidément d’une mauvaise semaine qui commence pour la plateforme, après le retrait de sa précieuse licence à Londres ce lundi.