Que vole-t-on dans les restaurants ? Tout…

L’horeca est traditionnellement victime de vols, mais ces délits ont connu une évolution importante, écrit Kate Krader, rédactrice auprès de l’agence de presse Bloomberg. Alors que par le passé, l’argenterie intéressait principalement les voleurs occasionnels, il faut constater, selon Krader, que la génération actuelle des auteurs de ces actes s’intéresse en réalité à tous les objets qui peuvent être dérobés sans se faire remarquer.Par conséquent, les restaurants peuvent souvent perdre des objets de valeur particulière.Kate Krader fait référence à un article récent du New York Times, qui évoque notamment un vol de seaux à champagne en argent d’une valeur de 1.200 dollars ou d’une lampe en bambou de 1.000 dollars.« Les auteurs de ces faits doivent cependant savoir que de tels actes sont sanctionnés sévèrement », souligne la rédactrice. « En outre, le personnel sait en général très vite quand quelque chose a disparu. »

Profils des auteurs de ces vols

Kevib Floyd, un des propriétaires du restaurant Underbelly, dit supposer que les voleurs ne font finalement rien avec leur butin et que le vol est dans la plupart des cas une forme déplacée d’amusement.A New York, le restaurant japonais Megu a depuis sa réouverture en octobre dernier, perdu de cette façon plus de 60 assiettes exclusives, coûtant chacune environ 500 dollars.« Le personnel a maintenant reçu l’ordre d’enlever les assiettes dès que les clients ont fini leur plat », explique Krader.Selon les propriétaires de restaurants, il est presque impossible de repérer les clients qui ont des intentions malveillantes, car  ce genre de voleurs pourrait se retrouver dans toutes les classes sociales et dans toutes les tranches d’âge.