Vincent Van Peteghem : « Les paiements électroniques doivent se développer, mais sans discrimination »

Coopération rémunérée avec Bancontact Payconiq Company

Une nouvelle loi sur les paiements électroniques, dans quel but ? Tous les commerçants, mais aussi les ASBL et les professions libérales doivent désormais proposer au moins un moyen de paiement électronique. « Un conseil, ça paie » est une nouvelle série de podcasts de Business AM et de Bancontact Payconiq Company. Le premier épisode interroge le ministre des Finances Vincent Van Peteghem à propos des nouvelles règles.

Paiement par carte, paiement sans contact, paiement en ligne ou paiement mobile. Dans notre société, la transition vers de nouvelles formes de paiement est désormais irréversible. En collaboration avec Bancontact Payconiq Company, Business AM a créé « Un conseil, ça paie », une série de podcasts qui explore la façon dont les nouvelles formes de paiement remodèlent la société belge. Dans le premier épisode, le journaliste Nathan Soret interroge le ministre des Finances Vincent Van Peteghem. 

Législation sur les paiements électroniques

Au centre de la discussion : la nouvelle législation sur les paiements électroniques (en vigueur le 1er juillet 2022). En bref, cela signifie que toutes les entreprises qui vendent des produits ou des services aux consommateurs doivent proposer au moins un moyen de paiement électronique. « Les chiffres en Belgique sont plutôt singuliers, indique le ministre des Finances Vincent Van Peteghem dans le premier épisode du podcast. En Belgique, 60 % des paiements sont encore effectués en espèces, alors qu’aux Pays-Bas, ce chiffre n’est plus que de 33 %. La nouvelle loi a pour but d’aider la Belgique à rattraper son retard en favorisant la transition vers les paiements électroniques. »

Et qu’en est-il des consommateurs ? Sont-ils prêts pour cette transition ? « Avoir de l’argent liquide sur soi donne un sentiment de sécurité, car il n’est pas encore possible de payer partout par voie électronique, reconnaît Van Peteghem. Mais la tendance s’accentue, surtout depuis la crise du Covid. Les gens évitent les contacts par peur d’être infectés, ce qui booste les paiements électroniques. »

Professionnalisation

La nouvelle législation s’applique non seulement aux commerçants, mais aussi aux professions libérales et aux ASBL. « Il est important de ne pas faire de discrimination à cet égard, souligne Van Peteghem. Si nous demandons d’offrir un moyen de paiement électronique, cela doit s’appliquer à tout le monde. De cette manière, nous voulons éviter toute forme de concurrence déloyale. » Un témoignage intéressant à ce sujet nous vient d’Alice Romainville, co-présidente du Tennis Club de Belgrade à Namur, une ASBL. « Pour l’instant, les paiements en espèces restent le mode de paiement le plus courant, mais lorsque les gens commenceront à en voir les avantages pratiques, l’importance des paiements électroniques augmentera également ici. », dit-elle.

La sécurité avant tout

Le passage au paiement électronique est également une étape importante en termes de sécurité. « Il n’est pas toujours sûr d’avoir autant d’argent liquide, explique le ministre des Finances. Je viens moi-même de la vie associative et j’ai malheureusement pu vérifier personnellement les risques encourus lorsqu’on se promène dans la rue avec beaucoup d’argent sur soi… »

Vous aimeriez en savoir plus ? Écoutez le premier épisode de « Un conseil, ça paie ».

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