La peste reste endémique à Madagascar. Et des variantes de la maladie résistantes aux antibiotiques les plus utilisés inquiètent les épidémiologistes.
Même au travers de la pandémie actuelle, difficile d’imaginer une maladie plus terrifiante que la peste : provoquée par la bactérie yersinia pestis. Elle est à la fois assez virulente et assez mortelle pour avoir exterminé entre un tiers et la moitié de la population européenne au XIVe siècle. Les progrès médicaux ont heureusement fortement réduit le danger que la peste représente, mais la maladie n’a pas pour autant disparu : elle reste endémique dans certaines régions d’Asie et d’Afrique. En particulier à Madagascar, où une flambée épidémique ressurgit parfois. C’est à cette occasion qu’une nouvelle souche de yersinia pestis a été découverte. Et celle-ci résiste étonnement bien aux antibiotiques classiques.
Résistance accrue
Celle-ci a été identifiée dans des échantillons collectés lors d’une épidémie de peste pulmonaire apparue dans le district malgache de Faratsiho, en 2013. Pour rappel, la peste se manifeste principalement de deux manières. La peste bubonique est la forme la plus courante de la maladie et est le plus souvent transmise à l’homme par la piqûre d’une puce. Si elle n’est pas traitée, elle peut progresser vers les poumons et devenir la peste pneumonique, qui est généralement mortelle si on ne la soigne pas très rapidement. Elle est également considérée comme plus contagieuse et se transmet de personne à personne par des gouttelettes présentes dans l’air.


