Une mesure anti-migratoire de Trump prend fin: la Big Tech se frotte les mains

Donald Trump discussion avec Tim Cook lors d’une visite d’une usine d’Apple, à Austrin. (AP Photo/ Evan Vucci)

En juin 2020, Donald Trump avait mis en place une mesure visant à réduire légalement l’immigration aux Etats-Unis. Le but: aider les Américains à faire face à la hausse croissante du chômage, due à la pandémie. Joe Biden vient de mettre un terme à cette disposition, pour le plus grand bonheur de Google, Apple et compagnie.

Cette disposition mise en place par Donald Trump consistait principalement en l’interdiction des visas H1-B. Ces visas permettent à des étrangers de venir travailler temporairement (pour 3 ans, renouvelable 6 fois) aux Etats-Unis. Ils concernent les travailleurs dits ‘qualifiés’ ou ‘spécialisés’, actifs dans une série d’industries, dont notamment le secteur des technologies.

En interdisant les travailleurs étrangers de venir exercer leur métier au sein de toute une série d’industries, Trump voulait permettre à ses citoyens de ne pas trop pâtir du chômage occasionné par la crise sanitaire et économique. Sa décision avait été saluée par les personnes favorables à une diminution de l’immigration. En revanche, bon nombre d’entreprises, dont les plus grands acteurs de la Big Tech, avaient vivement critiqué cette interdiction, elles qui embauchent régulièrement des travailleurs étrangers grâce aux visas H1-B.

Le PDG d’Apple, Tim Cook, s’était déclaré ‘profondément déçu’ par la décision de Trump. Twitter avait déclaré que l’interdiction sapait ‘le plus grand atout économique de l’Amérique : sa diversité. Sundar Pichai (Google), Brad Smith (Microsoft) ou encore Elon Musk (Tesla/SpaceX) avaient eux aussi émis leurs griefs à l’égard du décret.

Si le décret initial de Trump visait les travailleurs qualifiés/spécialisés, il a aussi eu un impact plus global. Des cadres travaillant pour de grandes entreprises aux États-Unis, des travailleurs saisonniers dans le secteur de l’hôtellerie, des étudiants en alternance et des jeunes filles au pair ont également été touchés, indique NRP.

Les mots forts de Biden

Lors de sa campagne électorale, Joe Biden avait dit tout le mal qu’il pensait de cette mesure anti-migratoire. Il l’avait qualifiée de ‘nouvelle tentative de détourner l’attention de l’incapacité de cette administration à apporter une réponse efficace au COVID-19.’

Une fois élu, Biden avait réitéré ses critiques, dénonçant le fait que l’interdiction était néfaste tant aux entreprises qu’aux particuliers. ‘Elle nuit aux États-Unis, notamment en empêchant certains membres de la famille de citoyens américains et de résidents permanents légaux de rejoindre leur famille ici’, avait-il déclaré en février dernier.

L’administration Biden avait déjà levé une série distincte de restrictions à l’immigration mises en place durant les premiers mois de la pandémie. Elle a désormais indiqué que l’interdiction des visas H-1B était également terminée.

Sur le même sujet: