Un traitement similaire à celui administré à Donald Trump mis sur pause pour des problèmes de sécurité

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Le traitement aux anticorps de synthèse de la firme Eli Lilly est temporairement arrêté pour des soucis de sécurité pour les patients. Le comité indépendant de surveillance sanitaire a observé des changements rapides dans l’état clinique des testeurs. Le président Donald Trump avait reçu un traitement similaire lorsqu’il était à l’hôpital.

La firme Eli Lilly a annoncé mardi soir qu’elle ne pouvait plus administrer son traitement expérimental. Elle ne peut pas non plus recruter de nouvelles personnes dans l’optique d’une reprise des tests. L’organisme de surveillance indépendant n’a pas donné beaucoup de détails sur les raisons de l’arrêt. Il parle surtout de problème de sécurité pour les patients.

Selon The New York Times, après seulement 5 jours de traitement, les observateurs ont remarqué que le groupe qui recevait le traitement montrait un ‘état clinique’ différent de celui du groupe qui avait a reçu un placebo salin. Le seuil prédéterminé de sécurité a été dépassé et l’étude doit donc être mise sur pause pour vérifier que les patients ne risquent rien.

La firme américaine, soutenue par le Département des Anciens combattants des États‑Unis et d’autres organisations gouvernementales du pays, a directement déclaré se conformer aux directives des experts indépendants. ‘Lilly soutient la décision du comité indépendant de garantir avec prudence la sécurité des patients participant à l’essai.’

Donald Trump

Il y a un mois, la firme avait annoncé des résultats très positifs sur les patients ayant reçu rapidement le traitement. Les personnes à qui les médecins avaient administré le LY-CoV555 avaient 72% de chances en moins d’être hospitalisées pour une forme grave du Covid-19. Toutefois, les analyses indépendantes n’avaient pas encore été réalisées.

Lorsqu’il a été hospitalisé, le président américain Donald Trump a reçu un traitement similaire à base d’anticorps monoclonaux, mais qui étaient créés par la firme Regeneron. Tout comme pour Trump, les patients des essais cliniques d’Eli Lilly reçoivent en complément du remdesivir.

Regeneron et Eli Lilly ont tous deux demandé une autorisation accélérée à la Food and Drugs administration pour la commercialisation de leur produit.

Dangers

Les demandes d’approbation concernent les cas légers ou modérés, c’est-à-dire les malades qui souffrent de quelques symptômes, mais qui ne sont pas graves au point de se rendre à l’hôpital.

Selon les experts, donner des anticorps à des personnes fortement atteintes par la maladie pourrait faire pire que mieux. Car ils vont renforcer encore un peu plus la réponse immunitaire, qui dans le cas du Covid-19 cause de nombreux symptômes.

 Le président Donald Trump avait d’ailleurs reçu de la dexaméthasone en complément de son traitement pour atténuer la réponse immunitaire.