Trump ou Biden? À l’aube du verdict, les données de Google révèlent que les Américains envisagent l’expatriation canadienne

Patrick Hodskins/ Unsplash

La tension est à son comble aux États-Unis. Alors que les résultats définitifs des élections sont encore méconnus, les Américains envisagent le pire des scénarios et préparent leur fuite dans des pays voisins comme le Canada.

Les Américains auraient-ils des envies d’évasion? Selon le site Business Insider, c’est tout à fait possible. Les Américains n’ont toutefois pas attendu la date fatidique du 3 novembre pour préparer leur ‘fuite’.

Les recherches sur Google avec les mots clés ‘Puis-je m’installer au Canada’ se sont intensifiées une heure après que le premier débat présidentiel, en octobre, se soit clôturé. D’après le New York Post, Google aurait même enregistré à ce moment-là un pic historique pour les mots clés ‘déménager au Canada’. On constate également dans le graphique ci-dessous, qui a été communiqué par Google, qu’un plafond a été enregistré aux États-Unis ce 5 novembre à 3h00 du matin heure locale (voir tout à droite dans le graphique). Les recherches ont été effectuées depuis la Pennsylvanie, la Floride, l’Illinois et l’Ohio.

Recherche : ‘How to apply for canadian citizenship’. Crédit : Google

Il est vrai que les élections américaines comptent parmi les plus controversées de l’époque. Déjà en 2016, année durant laquelle Trump a été élu président, de nombreux Américains avaient marqué leur volonté de s’installer au Canada. Le site de l’immigration canadienne s’était d’ailleurs crashé peu de temps après que les résultats des votes aient été annoncés

Les tendances sur Google attestent également d’une augmentation des recherches sur l’immigration au Canada en 2004, lors de la course à la présidence entre George W. Bush et le sénateur John Kerry. Elles ont également augmenté en novembre 2012, lorsque le gouvernement Mitt Romney s’est présenté contre le président Barack Obama.

Mais malgré ces recherches, peu d’Américains semblent aller jusqu’au bout de leurs démarches. CNN rapporte que le nombre de candidats américains à avoir déposé une demande entre janvier et mars n’a augmenté que de 3,6% de 2016 à 2017, ce qui représente seulement 66 candidatures supplémentaires sur une année. 

Les Américains pourraient-ils facilement s’installer aux États-Unis?

Allons-nous assister à un départ en masse des États-Unis vers le Canada? En cas de décision ferme, les citoyens des États-Unis auraient alors plusieurs options pour s’installer chez leur voisin, non sans le moindre inconvénient…

  • La frontière canadienne est actuellement fermée aux États-Unis en raison de la pandémie. À moins d’être Canadien,  toute expatriation canadienne semble pour l’heure compromise…
  • Si en temps normal, il est possible de rester 6 mois au Canada avec un simple Visitor Visa, connu également sous le nom de visa de résident temporaire, les titulaires de ce visa ne peuvent pas travailler ou étudier au Canada.
  • Pour étendre leur séjour au-delà de 6 mois, toute personne en détention de ce Visitor Visa peut demander un Visitor Record, qui postposera la date du départ imposé. Ce document n’est toutefois pas si simple à obtenir et il dépend du motif du séjour et d’autres variables prises en compte par l’immigration canadienne. 
  • Pour un séjour plus durable,  les Américains peuvent demander un statut de résident permanent. Bien que les résidents permanents puissent travailler, étudier et bénéficier de soins de santé au Canada, ces derniers ne peuvent pas voter, se présenter aux élections ou encore, obtenir un emploi stable avec toutes les garanties (assurance, etc.).
  • Pour accélérer le processus de demande de résident permanent, les Américains peuvent introduire une demande express sous les conditions suivantes : être reconnus comme travailleurs qualifiés, être parrainé par un membre de leur famille installé au Canada, ou demander un visa d’entrepreneur. Toute personne qui reste minimum 5 ans au Canada en tant que résident permanent et qui peut prouver une présence de 1.095 jours au minimum sur le sol canadien peut demander la citoyenneté canadienne