Tesla ferme un bureau et licencie 200 employés qui travaillaient sur son Autopilot

Depuis quelques semaines, Elon Musk multipliait les sorties pour annoncer qu’il comptait licencier une partie des travailleurs de Tesla. Le voilà qui met ses menaces à exécution.

D’après les informations de Bloomberg, Tesla a décidé de fermer son bureau de San Mateo, en Californie. Sur les 350 personnes qui y travaillaient, environ 150 avaient été mutées ces derniers jours vers un autre site californien du constructeur américain. Les 200 autres perdent leur emploi.

Les travailleurs concernés auraient été prévenus lors d’une réunion tenue ce mardi qu’ils ne retourneraient pas au travail ce mercredi et qu’ils étaient contraints de rendre immédiatement leur badge et leur ordinateur portable. Ils recevront des indemnités pour les 60 prochains jours; calculées en fonction de leur ancienneté.

Les équipes de San Mateo étaient surtout chargées de travailler sur l’Autopilot, le système de conduite autonome de Tesla. Parmi les 200 employés licenciés, la plupart étaient des spécialistes de l’annotation de données. C’est-à-dire qu’ils étaient chargés d’évaluer les données liées à l’Autopilot transmises par les véhicules des clients: ils devaient identifier et décrire avec précision les « objets » (un piéton obstruant un panneau « stop », par exemple) capturés par les caméras et capteurs des véhicules dans de courts clips, explique CNBC.

Musk avait prévenu

Ces licenciements à San Mateo seront plus que probablement suivis par d’autres annonces similaires dans les prochaines semaines. Ce ne sont d’ailleurs pas les premiers ce mois-ci, des employés des ressources humaines ayant déjà récemment perdu leur emploi, certains ayant pourtant été engagés quelques semaines plus tôt.

Confiant avoir un « super mauvais pressentiment pour l’économie« , Elon Musk avait fait savoir début juin qu’il avait l’intention de réduire les effectifs de Tesla d’environ 10%. Soit environ 10.000 licenciements. Un chiffre sur lequel il était toutefois revenu la semaine dernière, évoquant finalement une réduction de postes de l’ordre de « 3 à 3,5% » tout en précisant que, selon lui, les effectifs seraient finalement « plus élevés » d’ici un an.

Toutefois, Bloomberg note que la fermeture du bureau de San Mateo a tout de même de quoi étonner. En effet, nombre de personnes qui y travaillent étaient des employés horaires. Or, Musk avait indiqué qu’il souhaitait justement augmenter le nombre de postes de ce type.

Sur le site de Buffalo, dédié lui aussi à l’annotation de données pour l’Autopilot, a priori, aucun emploi n’est menacé. Il faut dire que ce sont aussi principalement des travailleurs horaires qui y officient. Et qu’ils sont moins bien payés que ce que ne l’étaient ceux de San Mateo… qui les ont d’ailleurs en partie formés.

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