Rolls-Royce va construire de nouveaux petits réacteurs modulaires en Suède


Principaux renseignements

  • La Suède a choisi Rolls-Royce pour construire des petits réacteurs modulaires.
  • Ces centrales fourniront 1 500 mégawatts d’ici le milieu des années 2030.
  • L’expansion du nucléaire vise à stabiliser un réseau sujet à la volatilité des énergies renouvelables.

La Suède a choisi Rolls-Royce pour fournir une série de petits réacteurs modulaires destinés à répondre aux besoins énergétiques croissants du pays. Anna Borg, PDG de la compagnie d’électricité publique Vattenfall, a annoncé lors d’une conférence de presse à Stockholm que l’entreprise britannique avait présenté l’offre la plus compétitive, notamment en ce qui concerne les délais de livraison, la rentabilité financière et la logistique de la chaîne d’approvisionnement.

Consommation d’électricité

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des promesses de campagne de 2022 du gouvernement de centre-droit, qui mettait l’accent sur le développement de l’énergie nucléaire.

Ce changement stratégique intervient alors que la transition vers les transports électriques et l’électrification industrielle devrait entraîner une forte hausse de la consommation d’électricité au cours des prochaines années, une tendance observée dans de nombreuses économies avancées.

Produire 1 500 mégawatts

Ces nouveaux réacteurs, prévus sur la côte ouest, sont destinés à produire une puissance totale de 1 500 mégawatts, dépassant ainsi la capacité de la plus grande unité actuellement en service en Suède. Les responsables visent à mettre ces installations en service d’ici le milieu des années 2030.

Le projet est géré par Videberg Kraft, une entité créée l’année dernière. La propriété de ce projet est partagée : l’État détient 60 pour cent des parts, Vattenfall en détient 20 pour cent, et les parts restantes sont détenues par Industrikraft, un groupe composé des principaux consommateurs d’électricité du pays.

La quête de la stabilité du réseau

Actuellement, la Suède dépend de six centrales nucléaires pour environ un tiers de son électricité, tandis que l’hydroélectricité reste la principale source avec près de 50 pour cent.

Bien que les énergies renouvelables aient progressé, le gouvernement fait valoir que leur dépendance aux conditions météorologiques a entraîné une instabilité du réseau et des prix imprévisibles, faisant de l’énergie nucléaire la force stabilisatrice privilégiée.

Opposition et alternatives

Cette stratégie ne fait toutefois pas l’unanimité. Certains détracteurs suggèrent qu’investir dans l’énergie nucléaire est risqué, soulignant la baisse des coûts de l’énergie éolienne et solaire. Ils affirment que les progrès en matière de stockage d’énergie pourraient résoudre les problèmes d’intermittence des énergies renouvelables sans qu’il soit nécessaire de construire de nouvelles centrales nucléaires.

Par ailleurs, d’autres entreprises, notamment Studsvik et la start-up Blykalla, ont également soumis des offres pour développer des réacteurs dans le pays.

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