Principaux renseignements
- Reza Pahlavi a donné la priorité à des rencontres avec des législateurs italiens plutôt qu’à une intervention au Parlement européen aux côtés d’autres groupes d’opposition iraniens.
- Certains interprètent l’absence de Pahlavi à l’événement parlementaire comme une tentative de se positionner en tant que principal leader d’un futur Iran démocratique.
- Les visites de Pahlavi aux parlements européens ont suscité la controverse au sein de certains segments de la diaspora iranienne qui remettent en question sa légitimité et ses motivations.
Reza Pahlavi, l’ancien prince héritier d’Iran, a choisi de se rendre à Rome plutôt que d’accepter une invitation du Parlement européen à prendre la parole aux côtés d’autres représentants de la diaspora iranienne. Cette invitation, lancée par la commission des affaires étrangères du Parlement, visait à réunir divers groupes d’opposition, notamment des Kurdes et des défenseurs des droits de l’homme.
Une manœuvre stratégique
Alors que l’équipe de Pahlavi a invoqué des engagements antérieurs pour justifier son absence, certains ont vu dans sa décision une manœuvre stratégique. Darya Safai, députée belge d’origine iranienne et partisane de Pahlavi, a suggéré que le refus de Pahlavi découlait d’une volonté d’affirmer sa position en tant que seul leader d’une éventuelle transition démocratique en Iran.
À la place de Pahlavi, cinq autres représentants de l’opposition iranienne se sont adressés aux députés européens lors de l’événement, dont la lauréate du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi et la journaliste Sanaz Behzadi.
Rencontre avec des législateurs italiens
Pahlavi a passé la journée de mercredi à rencontrer des législateurs italiens issus de partis de centre-droit et d’extrême droite, une visite facilitée par la délégation de la Ligue. Il a réitéré son engagement en faveur de la défense des droits de l’homme en Iran, de la libération des prisonniers politiques et de la fin de la République islamique.
Cependant, la présence de Pahlavi en Italie a suscité des critiques de la part de certains groupes démocratiques iraniens qui ont remis en question sa légitimité en tant que représentant du peuple iranien et l’ont accusé de soutenir le régime autoritaire de son père tout en cherchant à obtenir une intervention étrangère.
Polémique en Suède
Auparavant, Pahlavi s’était rendu au Parlement suédois à l’invitation des Démocrates suédois et des Démocrates-chrétiens, ce qui avait déclenché une polémique au sein de la diaspora iranienne en Suède. L’incident a culminé avec la découverte d’effigies représentant Pahlavi et les dirigeants des partis invitants suspendues à un pont près du centre-ville de Stockholm.
La situation a ainsi totalement dégénéré. Cet événement a d’ailleurs rendu l’atmosphère hostile entourant la visite particulièrement visible pour le grand public. Safai a pris la défense du droit de Pahlavi à exprimer des opinions divergentes. Elle a affirmé par la même occasion que la diversité de pensée constitue une caractéristique fondamentale des valeurs européennes. (fc)
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