Principaux renseignements
- Le Premier ministre slovaque Robert Fico propose des réformes électorales controversées à l’approche des prochaines élections, suscitant des inquiétudes quant à leur équité.
- Les critiques soutiennent que la suppression du vote par correspondance priverait de leurs droits les Slovaques vivant à l’étranger, qui ont tendance à soutenir les partis d’opposition.
- Les changements proposés font écho aux évolutions observées en Hongrie sous Viktor Orbán, suscitant des craintes d’un recul démocratique en Slovaquie.
Le Premier ministre slovaque Robert Fico fait pression en faveur de réformes électorales controversées à l’approche des prochaines élections. Ces changements suscitent des inquiétudes quant à l’équité du système électoral du pays.
Pression politique
Le gouvernement de Fico subit des pressions liées à divers facteurs, notamment la hausse du coût de la vie, la stagnation économique et les attentes non satisfaites des électeurs. La récente défaite de Viktor Orbán, un proche allié de Fico, en Hongrie a encore attisé les craintes qu’un revirement politique similaire puisse se produire en Slovaquie. Le chef de l’opposition, Michal Šimečka, estime que Fico sera le prochain dirigeant à être évincé après la défaite électorale d’Orbán.
Les réformes proposées comprennent la suppression du vote par correspondance et l’allongement du mandat des collectivités locales. Ces changements ont déclenché des manifestations et une pétition signée par plus de 93 000 personnes. Les détracteurs affirment que la suppression du vote par correspondance priverait injustement de leur droit de vote les Slovaques vivant à l’étranger, qui ont massivement soutenu les partis d’opposition pro-européens lors des dernières élections.
Préoccupations concernant l’opposition
D’autres propositions visent à augmenter la caution électorale pour les partis et à relever éventuellement le seuil électoral. Ces mesures pourraient rendre plus difficile la participation aux élections pour les petits partis d’opposition. Une proposition visant à instaurer un « état d’urgence » soulève également des inquiétudes quant à un recul de la démocratie, à l’image de ce qui s’est passé en Hongrie où les pouvoirs d’urgence ont été utilisés pour consolider le long règne de Viktor Orbán.
En raison du caractère sensible de ces changements proposés, le président slovaque Peter Pellegrini a appelé au dialogue entre les partis de la coalition et ceux de l’opposition. Certaines de ces réformes nécessiteraient des amendements constitutionnels et ont peu de chances d’être adoptées sans le soutien de l’opposition.
Manifestations
Des milliers de Slovaques ont manifesté contre la suppression du vote par correspondance pour les citoyens vivant à l’étranger. Ils considèrent cette mesure comme une tentative de supprimer des votes qui favorisent traditionnellement les candidats pro-occidentaux. Les dirigeants de l’opposition affirment que les actions de Fico témoignent d’une crainte de perdre le pouvoir et d’un mépris des principes démocratiques.
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