Principaux renseignements
- L’Union européenne investit plus d’un milliard d’euros pour développer des technologies militaires de pointe telles que les drones et les systèmes autonomes.
- Cet investissement est une réponse de l’UE à l’évolution du paysage de la guerre, en tirant directement les leçons du conflit en Ukraine.
- En finançant la participation de l’Ukraine, l’UE souhaite intégrer l’expertise ukrainienne en matière de défense dans sa propre industrie de défense.
Cette semaine, la Commission européenne a publié les résultats de l’appel à propositions pour le Fonds européen de défense (FED) 2025. 57 projets de recherche et développement ont été sélectionnés, pour un montant total de 1,07 milliard d’euros de financement européen. Cet investissement témoigne de l’évolution des priorités de l’Union en matière de défense, qui mettent désormais l’accent sur les technologies de pointe telles que les drones et les systèmes autonomes.
Répartition du financement
On consacrera une part importante du financement, soit 675 millions d’euros, à 32 projets visant à renforcer les capacités militaires. 332 millions d’euros seront alloués à des initiatives de recherche. Les projets sélectionnés impliquent un groupe diversifié de 634 organisations issues de 26 États membres de l’UE et de la Norvège. Les petites et moyennes entreprises représentent une part importante des participants.
Ukraine
La guerre en Ukraine nous a douloureusement rappelé la nature changeante de la guerre. Plusieurs projets de ce cycle de financement répondent directement à cette évolution en se concentrant sur le développement de munitions de type « loitering » et la production en série abordable de drones. L’UE reconnaît l’impact des drones d’attaque bon marché et jetables qui ont été observés sur le champ de bataille ukrainien. Elle souhaite donc s’employer activement à combler le fossé en matière de capacités de son industrie de défense.
Ce nouveau cycle de financement intègre également l’expertise ukrainienne en matière de technologies de défense. Il s’agit d’une étape importante pour l’écosystème européen. Les organisations ukrainiennes peuvent désormais participer en tant que sous-traitants et bénéficiaires tiers. Cela ouvre également la voie à une participation à part entière aux futurs projets du Fonds européen de défense. Le Bureau européen de l’innovation en matière de défense à Kiev, créé en 2024, pilote cette intégration.
Afin d’encourager une participation plus large, plusieurs projets lanceront des sous-appels à propositions ciblant spécifiquement les start-ups et les petites et moyennes entreprises, y compris celles d’Ukraine. Bien que le financement alloué à ces start-ups soit modeste (60 000 euros chacune), cette initiative devrait réduire les barrières à l’entrée pour les nouveaux acteurs du secteur de la défense.
Programme de travail de l’EDF
Bon nombre des projets sélectionnés s’inscrivent dans le cadre des quatre projets phares de la Commission européenne en matière de préparation. Ceux-ci définissent les domaines de capacités nécessaires à la préparation opérationnelle à court terme. Le projet AETHER, par exemple, se concentrera sur le développement de systèmes de propulsion et de gestion thermique destinés à soutenir l’initiative « Drone Defence ».
Ce cycle de financement pour 2025 est distinct tant du programme de travail de l’EDF pour 2026 que du programme européen pour l’industrie de la défense. Ensemble, ces trois tranches de financement témoignent d’une forte augmentation des dépenses de défense de l’UE depuis le début de la guerre en Ukraine. On met clairement l’accent sur l’intégration de l’Ukraine dans ses fondements de défense. (ev)(fc)
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