Alerte rouge sur Wall Street : les plus grandes banques ne sont pas du tout optimistes pour 2023

Morgan Stanley, Bank of America, Deutsche Bank… ces grandes banques s’attendent toutes trois à des chutes d’environ 25% à Wall Street, dans les mois à venir. Effaçant ainsi largement les gains réalisés depuis près de deux mois, dans certains secteurs.

Pourquoi est-ce important ?

2022 est synonyme de lourdes chutes des cours des marchés boursiers. De nombreux investisseurs se demandent quand le fond sera atteint et quand les douleurs prendront fin. Mais 2023 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices.

Les faits : Le S&P 500 semble avoir retrouvé sa forme.

  • Mi-octobre : le point le plus bas de l’année pour le S&P 500, indice phare de la bourse de New York. Depuis, il gravit les échelons, et a gagné près de 14%, pour frôler les 4.100 points en ce début de mois.
  • Dernièrement, différents éléments lui ont servi de carburant : la réduction, plus forte que prévue, de l’inflation américaine, et des notes de la dernière réunion de la Fed, qui laissent apparaître le pivot de la banque centrale américaine sur les hausses des taux d’intérêt.

L’essentiel : Les grandes banques de Walls Street viennent doucher les espoirs de reprise plus durable.

  • Pour Morgan Stanley, la chute est imminente. Dans les quatre premiers mois de l’année, le S&P 500 devrait chuter jusque 3.300 voire 3.000 points – une chute entre 17,5 et 25%, rapporte Markets Insider. En cause : les entreprises baisseront alors leurs estimations des bénéfices, à cause de la récession (qui devrait arriver à ce moment-là). Cela concernera de nombreuses entreprises aux fortes capitalisations, et pas uniquement du domaine de la tech, prévient le stratégiste en chef Mike Wilson.
  • Calendrier similaire pour Bank of America. Chute de 0,4% du PIB au premier trimestre puis récession et dégringolade du S&P 500 jusqu’à 3.000 points (un niveau plus observé depuis juin 2020), à l’heure où les entreprises baissent leurs prévisions de bénéfices.
    • Mais pour BofA, le risque est aussi ailleurs : un manque de liquidités sur le marché, à l’heure où la Fed réduit son bilan (en se débarrassant d’actifs comme des obligations et autres titres) à hauteur de 95 milliards de dollars par mois pour combattre l’inflation.
    • Il y aurait également des risques « monumentaux et sans précédent » du côté des dettes des métiers et banques centrales et de leurs effets de levier. Il s’agirait d’une bulle ; si elle éclatait, elle tirerait tout le S&P 500 vers le bas.
  • Le scénario que propose Deutsche Bank est différent. Dans une note publiée la semaine dernière, la banque estime que le S&P 500 finirait cette année-ci à 4.200 points, et continuerait jusqu’à 4.500 points à la fin du deuxième trimestre 2023. Avant une chute à 3.250 points au troisième trimestre (-28%).

Nuance : toutes les grandes banques prévoient une embellie pour la fin de l’année 2023. Mais tout dépendra de la longueur et de la force de la récession.

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