Perseverance va réessayer de collecter de la roche martienne: comment va-t-il s’y prendre pour ne pas se rater à nouveau ?

Il y a moins d’un mois, lors de sa toute première tentative, le rover Perseverance n’avait pas réussi à collecter de la roche martienne. Cette semaine, il va retenter le coup. Et la NASA a tout préparé pour ne pas avoir à subir un nouvel échec.

Souvenez-vous. Le 6 août dernier, Perseverance devait mener sa première opération de grande envergure: l’échantillonnage d’un morceau de roche martienne. Depuis la Terre, ses opérateurs avaient observé le déroulement des opérations. Tout semblait s’être passé pour le mieux. Mais l’inspection du tube destiné à recevoir l’échantillon avait jeté un froid sur la NASA: il n’y avait rien à l’intérieur.

D’abord incrédule, l’équipe en charge du robot avait rapidement fini par comprendre pourquoi l’opération avait capoté. La roche ciblée par le rover était trop poudreuse et donc pas assez robuste pour former un noyau capable d’entrer à l’intérieur du tube collecteur. L’échantillon poudreux était finalement retombé dans le trou creusé par Perseverance, et aux alentours.

Try again

Perseverance porte bien son nom: il ne va bien sûr pas se laisser décourager par ce premier échec. Après tout, il est arrivé sur Mars avec 43 tubes destinés à recueillir de la roche martienne.

Cette semaine, le robot va effectuer une deuxième tentative. Pour ce faire, il vient de se rendre sur une nouvelle zone, distante de 455 mètres du premier site, nommée « Rochette ». A priori, le terrain semble plus propice à un échantillonnage.

« La crête est recouverte d’une couche de roche qui semble résister à l’érosion éolienne, ce qui indique qu’elle est plus susceptible de résister au forage « , ont indiqué des responsables du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA en Californie du Sud, l’équipe qui gère Perseverance. Une roche plus résistante, c’est-à-dire plus compacte et donc plus susceptible de former un noyau à déposer dans le tube du rover.

Pour être bien sûre de son coup, l’équipe derrière Perseverance va lui demander d’utiliser un outil situé à l’extrémité de son bras robotique de 2,1 m de long en vue d’abraser la roche. Cela permettra d’analyser plus en détail la sous-surface de la roche. L’examen terminé, elle décidera – ou non – de procéder à l’échantillonnage.

Jamais trop prudente, la NASA a décidé d’ajouter encore une nouvelle étape au processus. Entre le forage-échantillonnage et le scellage, son robot marquera une pause. Le temps de vérifier, avec des photos, si l’échantillon de roche martienne a bien été collecté. Histoire de ne pas gaspiller à nouveau un tube.

Le premier échec a été transformé en succès

Pour conclure, on notera que la NASA a finalement réussi à transformer la première tentative d’échantillonnage en une réussite. En effet, si le tube ne contenait rien en apparence, on y retrouve tout de même un échantillon vierge de l’atmosphère martienne. Et c’est quelque chose que les scientifiques comptaient de toute façon recueillir à un moment donné.

« En ramenant des échantillons sur Terre, nous espérons répondre à un certain nombre de questions scientifiques, notamment sur la composition de l’atmosphère martienne », a déclaré Ken Farley, scientifique du projet Perseverance. « C’est pourquoi nous sommes intéressés par un échantillon atmosphérique en plus des échantillons de roche ».

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