Principaux renseignements
- La Russie a rappelé son ambassadeur en Arménie pour s’opposer à la volonté d’Erevan de s’intégrer à l’Europe.
- Poutine a averti qu’il était impossible de concilier les relations avec l’UE et celles avec Moscou.
- L’Arménie défie les pressions économiques russes pour donner la priorité à des partenariats européens à long terme.
À la suite d’un avertissement sévère du président Vladimir Poutine concernant la poursuite de l’intégration européenne, Moscou a convoqué son ambassadeur en Arménie pour des discussions officielles.
Le ministère russe des Affaires étrangères a expliqué que l’ambassadeur Kopyrkin avait été rappelé afin d’évaluer les tentatives du gouvernement arménien de nouer des relations plus étroites avec l’Union européenne, une initiative qui, selon la Russie, porte atteinte à l’intégrité de l’Union économique eurasienne.
Poutine met en garde contre la voie de l’Ukraine
Lors d’un récent sommet au Kazakhstan, Poutine a mis en garde l’Arménie contre le fait de suivre la voie de l’Ukraine, suggérant qu’il est impossible de trouver un équilibre entre les liens avec l’UE et le bloc économique dirigé par Moscou. Il a exhorté le gouvernement arménien à organiser rapidement un référendum afin que la nation puisse décider quelle alliance économique elle entend privilégier.
Les tensions entre les deux alliés historiques se sont intensifiées depuis 2023, lorsque l’Azerbaïdjan a repris le Haut-Karabakh. L’Arménie s’est sentie trahie par l’incapacité de la Russie à empêcher les actions militaires de Bakou, ce qui a conduit Erevan à suspendre sa participation à une alliance de sécurité dirigée par la Russie en 2024. Depuis, Poutine a comparé les ambitions européennes de l’Arménie à la situation précaire qui a précédé l’invasion de l’Ukraine en 2022.
Pressions économiques et défiance politique
Dans ce qui semble être une manœuvre stratégique visant à exercer des pressions avant les élections législatives du mois prochain, la Russie a récemment interdit diverses importations arméniennes, notamment l’alcool et les produits agricoles, invoquant des raisons sanitaires.
Résiliation du contrat
De plus, Moscou a menacé d’annuler un accord de 2013 qui fournit à l’Arménie du carburant en franchise de droits.
Malgré ces menaces, le Premier ministre Nikol Pashinyan est resté provocateur, affirmant que les avantages financiers à long terme de l’adhésion à l’UE l’emporteraient sur les coûts liés à la perte des subventions énergétiques russes.
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