Oubliez les robots, vous aurez peut-être bientôt des relations sexuelles avec une IA

De nos jours, presque personne n’acquiert de robots sexuels. Leur poids, leur prix et leur taille sont un frein à la consommation, écrit Emma Grey Ellis dans une chronique sur Wired.

‘L’idée d’un avenir où nous saliverons à la vue de répliques d’humains en silicone est aussi intéressante qu’improbable.’

L’année dernière, Kate Devlin, une informaticienne du King’s College de Londres spécialiste des interactions homme-machine, expliquait que l’intérêt à l’égard des robots sexuels resterait très modéré. L’opposition aux robots sexuels trouverait sa source dans les tabous toujours importants autour de la sexualité, ainsi que dans notre peur des changements technologiques.

Par ailleurs, les robots sexuels existent  à peine et ils sont loin d’une commercialisation à grande échelle. Du côté de la demande, le marché potentiel est assez restreint.

Dialogue sexuel

‘Il existe un marché beaucoup plus large pour les applications sexuelles basées sur l’IA que pour les robots sexuels. Les robots sexuels sont un peu grossiers. Par contre, avoir un dialogue sexuel avec un ‘lovebot’ pourrait être un plus cool si cette IA est assez intelligente pour vous convaincre qu’elle est humaine’, explique Ellen Kaufman, doctorante de l’Université de l’Indiana qui se spécialise dans l’intimité technologique.

En outre, bien que privée pour l’heure d’un physique crédible, une intelligence artificielle peut créer des dialogues et être accompagnées d’images. Les progrès de l’apprentissage automatique pourraient permettre à un sexbot de modifier son comportement en réponse aux désirs et aux actions de l’utilisateur, créant ainsi une personnalité totalement artificielle.

‘On peut aisément voir comment les sexbots numériques pourraient s’intégrer discrètement dans la vie (ou la poche) d’une personne moyenne. Les personnes sont déjà intimes avec leur téléphone : elle les bercent, les caressent et, selon des données de Pornhub, les utilisent pour regarder la plupart de leurs films pornos’ conclut Wired