Nissan prépare son divorce avec Renault

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L’alliance automobile franco-japonaise Renault-Nissan est sous forte tension. Les Japonais préparent des plans détaillés pour une séparation des biens.

La direction générale de Nissan prépare secrètement la séparation des départements de production et d’ingénierie, révèle le Financial Times ce lundi. La composition du conseil d’administration serait également réexaminée. Pour rappel, Jean-Michel Senard, président de Renault, est également vice-président de Nissan.

L’Alliance Renault-Nissan a été créée en 1999, lorsque la première a pris une participation dans la seconde. La société japonaise Mitsubishi a par la suite été ajoutée en 2017. Mais depuis quelques années, la coopération franco-japonaise est sous pression.

Pas une fatalité

Les tensions jouent un rôle dans l’affaire autour de l’ex-patron de Renault et ancien président de Nissan, Carlos Ghosn. Ce dernier est accusé par le Japon d’avoir détourné de l’argent de Nissan à son profit personnel et d’avoir récemment fui le pays de manière spectaculaire. Ghosn était le grand architecte de l’alliance.

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Un divorce n’est cependant pas encore une fatalité. Les Français seraient en effet prêts à tout pour recoller les morceaux. Une scission de l’alliance Renault-Nissan irait également à l’encontre de la tendance de l’industrie. Depuis plusieurs années, les constructeurs automobiles du monde entier recherchent des partenariats afin de réduire les coûts grâce à des économies d’échelle. La récente fusion entre PSA (Peugeot, Opel, etc.) et Fiat-Chrysler en est une nouvelle illustration.

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