Principaux renseignements
- Nikol Pashinyan a remporté les élections législatives en Arménie avec une nette majorité des voix.
- L’Arménie poursuit une stratégie diplomatique équilibrée visant à s’aligner sur l’Occident tout en gérant ses relations avec la Russie.
- Pashinyan s’engage à démanteler l’influence des oligarques et à finaliser des accords de paix avec ses voisins régionaux.
Nikol Pashinyan a remporté les élections législatives en Arménie. Selon la commission électorale centrale, son parti, le « Contrat civil », a obtenu 49,8 pour cent des voix. L’alliance d’opposition « Arménie forte », dirigée par Samvel Karapetyan, a obtenu 23 pour cent. La participation s’est élevée à 59 pour cent.
Accent sur la politique étrangère et les réformes
Après l’annonce des résultats, Nikol Pashinyan a décrit la victoire comme une réalisation monumentale qui garantit la survie et le développement du pays. Il s’est engagé à aligner davantage l’Arménie sur les puissances occidentales tout en maintenant une relation fonctionnelle avec la Russie.
Le Premier ministre a également souligné la nécessité d’un accord de paix formel avec l’Azerbaïdjan et la Turquie afin de favoriser la stabilité régionale. De plus, il s’est engagé à démanteler complètement l’influence des oligarques criminels, affirmant que les responsables devraient faire face à des conséquences juridiques.
Russie a tenté d’influencer les élections
Cette élection a fait office de référendum sur l’orientation géopolitique de l’Arménie. Alors que Moscou a historiquement exercé un pouvoir immense dans la région, les résultats suggèrent un déclin de l’influence russe.
Les tensions se sont accrues, le Kremlin considérant avec suspicion les tendances pro-occidentales de l’Arménie. Des rapports indiquent que la Russie a tenté d’influencer le résultat par le biais d’activités cybernétiques, de désinformation et de sanctions économiques sur les importations arméniennes. Malgré cela, Pashinyan a affirmé que l’Arménie ne choisirait pas un camp plutôt qu’un autre, mais poursuivrait plutôt une stratégie diplomatique équilibrée.
Accusations
La campagne a été marquée par une rhétorique intense. Pashinyan a averti que l’incapacité à obtenir un mandat fort pourrait conduire à une guerre dévastatrice avec l’Azerbaïdjan.
À l’inverse, les dirigeants de l’opposition ont rejeté ces affirmations, les qualifiant de tactiques d’intimidation, et ont accusé le gouvernement de réprimer la dissidence et de commettre des fraudes électorales. Plus précisément, Samvel Karapetyan a mis en garde contre ce qu’il a qualifié de « ruée imprudente » vers l’Occident, tout en niant vouloir ramener l’Arménie à un état de dépendance vis-à-vis de la Russie.
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