Maveric, le nouveau projet d’Airbus qui se veut plus écolo

Maveric, le nouveau prototype d’Airbus. (Airbus)

Après des tests concluants en juin 2019, Airbus a dévoilé ce mardi son nouveau prototype nommé Maveric. Un avion aplani pour moins d’émission de CO2.

En anglais, Maverick signifie ‘non-conformiste’. Et il est clair que le nouveau projet d’Airbus est loin dans les normes habituelles. Le constructeur aéronautique français a dévoilé un prototype où le corps de l’avion et ses ailes ne forment plus qu’un. Avec sa structure aplanie, il ne ressemble à aucun autre.

Mais il ne s’agit pas juste de faire dans l’originalité. L’écologie est véritablement au centre de ce projet. Airbus promet 20 % d’émission de CO2 en moins grâce à cet avion par rapport aux engins actuellement en vol. Comment? En diminuant la trainée aérodynamique. De cette manière, l’efficacité de l’avion en vol est augmentée. Il a donc besoin de moins de carburant.

Avec ce projet, Airbus tend à prouver qu’il prend en compte le défi écologique du secteur de l’aviation. Le transport aérien produit 2 % des gaz à effet de serre dans le monde. Et de nombreux écologistes poussent à boycotter les avions. Les avions Maveric ne seraient pas aussi propres qu’un avion électrique, mais semblent déjà plus réalistes.

Encore de nombreux obstacles

Les premiers tests en modèle réduit réalisés en juin dernier semblent prometteurs. Mais on n’est pas encore prêt de voir un Maveric à taille humaine dans les airs. Jean-Brice Dumont, responsable de l’ingénierie chez Airbus, ne peut pas affirmer qu’il sera prêt pour faire partie de la nouvelle génération d’avion moyen-courrier prévue pour 2030.

Les ingénieurs ont en effet encore de nombreux obstacles à résoudre avant sa commercialisation. L’une des principales questions que se pose Airbus est de savoir s’ils vont mettre des fenêtres ou pas. La structure, à première vue, ne semble pas s’y prêter. Il serait tout à fait possible de mettre des écrans pour donner l’impression de vol aux voyageurs. Cela évitera le mal de l’air. Surtout qu’ils ressentiront beaucoup plus fortement les mouvements de l’avion à cause des sièges plus éloignés du centre de l’appareil. Il faudra aussi gérer l’intégration de cet avion dans les aéroports.

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