L’Union européenne envisage un élargissement : ces pays ont le plus de chances


Principaux renseignements

  • Cela fait déjà depuis 2013 qu’aucun nouveau pays n’a adhéré à l’Union européenne.
  • Ces derniers temps, de nombreux pays européens manifestent toutefois à nouveau leur intérêt.
  • Le Monténégro apparaît comme le candidat le plus susceptible de rejoindre l’UE prochainement.

L’Union européenne traverse actuellement une période charnière en matière d’élargissement. Depuis l’adhésion de la Croatie en 2013, le bloc n’a accueilli aucun nouveau membre. En réalité, il est passé de 28 à 27 pays suite au départ du Royaume-Uni.

De nombreux pays candidats à l’adhésion

Malgré une décennie de stagnation, la liste des candidats potentiels est longue, comprenant dix candidats officiels ou potentiels. Cependant, plusieurs d’entre eux — notamment la Serbie, la Géorgie, la Turquie et la Bosnie-Herzégovine — sont confrontés à des obstacles politiques internes profondément enracinés qui rendent leur adhésion immédiate peu probable. De même, les perspectives du Kosovo sont bloquées car plusieurs membres actuels de l’UE ne reconnaissent pas sa souveraineté.

L’Ukraine

Parmi les candidats, l’Ukraine et la Moldavie progressent le plus rapidement. Les deux pays devraient entamer prochainement des négociations officielles d’adhésion, reflétant l’urgence géopolitique créée par l’agression russe. Alors que la Moldavie a exprimé son souhait d’adhérer d’ici 2028, le parcours de l’Ukraine est compliqué par la guerre en cours.

L’Allemagne a proposé un compromis sous la forme d’une « adhésion associée » afin d’offrir à Kiev sécurité et financement sans droits de vote à part entière, bien que cette proposition n’ait pas recueilli un soutien unanime. En fin de compte, l’adhésion de ces deux nations dépend de la résolution des conflits territoriaux, l’UE évitant d’importer des guerres en cours au sein de son organisation.

Le Monténégro

Dans les Balkans occidentaux, l’Albanie et la Macédoine du Nord sont liées dans leurs progrès, les deux pays ayant besoin de réformes internes substantielles avant 2030. Cela fait du Monténégro le candidat le plus probable pour devenir le 28e membre. Le pays est très engagé dans les réformes, et sa faible population garantit que son adhésion ne perturberait pas l’équilibre des pouvoirs au sein de l’UE ni n’épuiserait ses ressources financières.

De plus, l’intégration du Monténégro constituerait une victoire stratégique contre l’influence russe dans la région et signalerait aux autres candidats que la voie vers l’adhésion reste ouverte et crédible.

Sentiments pro-européens

Il est intéressant de noter que la quête d’expansion pourrait ne pas se limiter aux candidats officiels. Les changements dans la stabilité mondiale ont conduit certains pays non membres à reconsidérer leur position. L’Islande évalue ses options par le biais d’un référendum, et le sentiment pro-UE gagne du terrain en Norvège.

Même au Royaume-Uni, les répercussions économiques et diplomatiques du Brexit ont suscité un consensus croissant selon lequel quitter l’Union était une erreur. Bien que le gouvernement travailliste actuel ne cherche pas à réintégrer l’Union, un futur changement de direction pourrait potentiellement rouvrir les discussions sur le retour du Royaume-Uni dans le bloc, à condition que l’opinion publique britannique et les membres actuels parviennent à s’entendre sur les conditions concernant l’euro et la libre circulation.

Approbation unanime

En fin de compte, la volonté d’adhérer à l’UE reste forte, mais le principal obstacle réside dans l’exigence d’un accord unanime des États membres actuels. Si l’ouverture prochaine des chapitres de négociation pour l’Ukraine et la Moldavie marque une étape historique, le chemin reste long et nécessite un alignement rigoureux des lois et des politiques sur les normes européennes.

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