Principaux renseignements
- Les missiles ukrainiens « Flamingo », d’un coût abordable, permettent de mener des frappes en profondeur sur le territoire russe.
- Fire Point accélère considérablement la production de drones et de missiles à longue portée.
- Les projets de nouvelle génération promettent des technologies de combat moins coûteuses et plus avancées.
En s’appuyant sur sa technologie nationale, l’Ukraine a mis au point le missile de croisière Flamingo, un armement bien plus abordable que ses équivalents occidentaux. À moins de 600 000 dollars (environ 525 000 euros) l’unité, il coûte environ un sixième du prix d’un Tomahawk américain.
Au cœur du territoire russe
Ces missiles, dotés d’ogives de 1 150 kilogrammes capables de percer du béton armé, sont déjà utilisés pour mener des frappes en profondeur sur le territoire russe. Par exemple, une mission récente a réussi à frapper une usine militaire à Tcheboksary, à près de 950 kilomètres de Kharkiv, certains vols ayant même emprunté des trajectoires complexes pour atteindre des distances d’environ 1 800 kilomètres.
L’arsenal en pleine expansion de Fire Point
Le fabricant, Fire Point, renforce considérablement ses capacités de production, produisant actuellement environ 100 missiles Flamingo et des centaines de drones à longue portée chaque mois. Sa série de drones FP-1, capable de parcourir plus de 1 600 kilomètres pour un coût unitaire compris entre 55 000 et 75 000 dollars, a été fréquemment utilisée pour frapper des infrastructures pétrolières russes.
Iryna Terekh, PDG de Fire Point, a souligné que presque toutes les attaques majeures à longue portée menées ces derniers mois ont fait appel à ses armes.
Projets d’avenir
L’ampleur des opérations de Fire Point s’est considérablement accrue, ses effectifs passant de 3 500 à environ 6 000 employés répartis sur 83 sites ukrainiens et un site danois. L’entreprise envisage également de futures avancées, notamment le développement du missile balistique FP-9, qui devrait être opérationnel d’ici mi-2026 avec une portée pouvant atteindre 850 kilomètres.
Par ailleurs, dans le cadre du projet européen de défense aérienne Freyja, Fire Point vise à produire des intercepteurs dont le coût unitaire s’élèvera à environ 1 million de dollars (880 000 euros). Ils constitueront ainsi une alternative économique au système américain Patriot. (fc)
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