L’Ukraine affirme avoir considérablement ralenti l’avancée russe grâce à de nouvelles tactiques


Principaux renseignements

  • Selon le général Oleksandr Syrskyi, l’armée ukrainienne aurait ralenti l’avancée russe de plus de 50 pour cent.
  • Des frappes en profondeur contre les infrastructures russes auraient causé des dommages économiques s’élevant à 6,1 milliards de dollars (environ 5,3 milliards d’euros).
  • Les rotations obligatoires protègent désormais la santé mentale des soldats afin de maintenir l’efficacité opérationnelle.

Selon le général Oleksandr Syrskyi, l’armée ukrainienne a ralenti l’avancée russe de plus de 50 pour cent au cours du premier semestre 2026. C’est ce qu’il a indiqué sur Telegram. Bien que la Russie disposât de près du double d’armes et d’effectifs, Syrskyi a déclaré que l’adversaire n’avait pas réussi à atteindre ses objectifs principaux. Le nombre de fronts offensifs russes actifs a également chuté, passant de treize à environ six ou sept.

Changement dans la dynamique tactique

Le commandant en chef a noté que, bien que l’Ukraine reste principalement sur la défensive, elle a conservé son élan tactique dans certaines zones spécifiques. Il a souligné que l’écart en matière d’activité offensive se réduit, avec un rapport actuel de 40 pour cent pour l’Ukraine contre 60 pour cent pour la Russie. Syrskyi a déclaré que les deux pays évoluaient vers une situation d’équilibre en termes de gains de terrain. L’Ukraine regagnerait ainsi de plus en plus souvent plus de territoire qu’elle n’en perd.

Ambitions russes

Pour affaiblir l’adversaire, l’Ukraine met en œuvre une stratégie d’usure. Syrskyi a estimé que les forces russes subissaient environ 32 000 pertes par mois. Il a toutefois averti qu’une victoire définitive restait lointaine et a mis en garde contre tout relâchement de vigilance.

Il a fait remarquer que la Russie a toujours l’intention de s’emparer de l’ensemble des régions de Donetsk et de Louhansk, tout en tentant de percer vers Zaporijia et Dnipropetrovsk et de créer une zone tampon au nord. Selon le général, la Russie a également intensifié l’utilisation de drones, de missiles et de bombes guidées. Dans ce contexte, les attaques contre les civils auraient également augmenté.

Perturbation des infrastructures russes

L’Ukraine s’est également attachée à perturber la logistique et les infrastructures russes. Au cours des six premiers mois de l’année, les opérations « Deep Strike » ont ciblé 697 sites à l’intérieur des frontières russes, entraînant des pertes économiques dépassant 6,1 milliards de dollars (5,3 milliards d’euros).

Par ailleurs, les missions « Middle Strike » ont touché plus de 7 000 cibles. L’activité militaire globale a compris plus de 456 000 tirs d’artillerie, 1 140 attaques de missiles et 1 100 sorties de l’armée de l’air.

Bien-être des soldats

En ce qui concerne le bien-être du personnel, Syrskyi a décidé que les soldats devaient être relevés des lignes de front au moins tous les deux mois. Cette mesure vise à protéger la santé mentale et physique des militaires et à améliorer l’efficacité opérationnelle.

Cette décision fait suite aux conclusions de la médiatrice militaire Olha Reshetylova. Elle a constaté que les soldats perdaient souvent leur instinct de survie après 40 jours de combats ininterrompus. Enfin, le général a fait état d’une baisse de 12 pour cent des crimes militaires au cours de cette période et a déclaré avoir fixé des objectifs rigoureux pour la prochaine phase du conflit. (lv)

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