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L’UE pourrait prendre des sanctions contre la Turquie dès le mois d’août

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Politique

14/07/2020 | Kathy De Schrijver | 5 min de lecture

Le chef des Affaires étrangères au sein de l'Union européenne, Josep Borrell, lors d'une réunion avec les ministres des Etats membres. (Isopix)

Les pourparlers restent toujours la solution privilégiée par les Affaires étrangères européennes. Mais en l’absence d’avancement, les ministres des États membres commencent sérieusement à envisager la piste des sanctions. Josep Borrell, le chef des Affaires étrangères de l’UE, présentera dès le mois prochain une liste de mesures en réponse aux infractions de la Turquie. Mais quelles sont-elles ?

L’Union européenne accuse la Turquie de forer dans des eaux qui ne lui appartiennent pas, c’est-à-dire dans les eaux chypriotes et grecques. Ankara remet en cause l’illégalité de ces forages, précisant qu’il s’agit de ‘territoires contestés’.

Ce sujet était au centre des discussions lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’UE, ce lundi. Ils se sont accordés sur une dernière tentative de dialogue. Mais si la Turquie continue ses actions, ils vont durcir le ton.

Josep Borrell prépare déjà une liste de sanctions possibles qu’il présentera fin août. La Grèce, très remontée contre Ankara, veut viser le cœur de l’économie turque, déjà affaiblie. Les dirigeants de l’UE pencheraient plus pour des sanctions visant des personnalités publiques ou morales liées aux incidents dans la zone économique exclusive de Chypre.

Unanimité

Toutefois, pour que les sanctions soient prises, il faut l’unanimité au sein du Conseil. Plusieurs pays se sont déjà montrés en faveur d’une telle réponse : la France, l’Autriche, le Luxembourg et la Slovaquie. L’Allemagne et l’Italie ne s’y opposent pas formellement, mais semblent plus réservées.

L’un des freins aux sanctions est que la Turquie est un pays membre de l’OTAN. Un conflit créera irrémédiablement un problème de sécurité. L’Union européenne doit donc très bien choisir ses outils de sanction pour éviter qu’ils ne perturbent un peu plus l’ordre mondial, mais qu’ils soient tout de même suffisamment efficaces.

La question des migrants est aussi un point très sensible et la Turquie n’hésite pas à ressortir cette carte dès que l’Europe ne se plie pas à ses volontés. Fin février, la Turquie avait déjà ouvert les frontières vers l’Europe à tous les migrants qui souhaitaient s’y rendre afin de faire pression sur l’UE. Avec une certaine réussite.

En cas ‘d’incident’

Si un ‘incident’ devait éclater entre la Grèce et la Turquie pendant l’été, une réunion extraordinaire des ministres serait organisée en urgence. Les diplomates européens ont précisé au média Euractiv que l’article 42 du Traité de Lisbonne pourrait être activé. Cette clause permet aux membres de l’Europe de venir en aide si un pays est attaqué. Le conflit entre Turquie et l’Union européenne prendrait alors des proportions démesurées.

Source: BusinessAM


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