La production pétrolière russe devrait atteindre son plus bas niveau depuis 17 ans


Principaux renseignements

  • La production de pétrole brut de la Russie devrait chuter à son plus bas niveau depuis 17 ans d’ici 2026.
  • L’industrie pétrolière russe est en difficulté en raison de facteurs tels que les sanctions, la faiblesse des prix et la vigueur du rouble, ce qui oblige les entreprises à prendre des mesures de réduction des coûts.
  • Le manque de capitaux et l’instabilité causée par la guerre entravent la capacité de la Russie à investir dans de nouveaux projets ou à accéder aux réserves coûteuses nécessaires pour stimuler la production.

L’industrie pétrolière russe est confrontée à une période de déclin significatif. Selon les récentes projections du ministère du Développement économique, la production de pétrole brut devrait baisser pour la quatrième année consécutive en 2026, atteignant son niveau le plus bas depuis 17 ans. Cette tendance à la baisse représente une réduction de 4,5 pour cent depuis le début du conflit en Ukraine. C’est ce qu’écrit le Moscow Times.

Un volume inférieur à celui enregistré pendant la crise du coronavirus

Le volume de production prévu de 511 millions de tonnes d’ici 2026 représente une baisse substantielle par rapport aux dernières années et marque le niveau le plus bas depuis 2009. Même pendant les difficultés liées à la pandémie de COVID-19 en 2020, la production pétrolière russe est restée plus élevée, à 512,7 millions de tonnes.

Les experts attribuent ce déclin à plusieurs facteurs, notamment la détérioration de la santé financière des compagnies pétrolières russes. Le renforcement des sanctions, la baisse des prix du pétrole et la vigueur du rouble ont érodé les bénéfices, conduisant les entreprises à adopter des mesures de réduction des coûts, notamment une diminution des activités de forage.

La guerre en Ukraine freine le lancement de nouveaux projets

L’expert indépendant Gennady Maksakov souligne que le passage de l’industrie à un « mode d’économie de trésorerie » est un facteur clé de la poursuite de la baisse de la production. Sergey Vakulenko, chercheur au Carnegie Berlin Center, suggère que le secteur pétrolier russe se trouve dans une situation difficile, avec des options limitées pour inverser la tendance à la baisse.

Vakulenko fait valoir que le maintien ou l’augmentation des niveaux de production nécessiterait l’exploitation de réserves coûteuses, auxquelles l’industrie ne dispose pas actuellement des capitaux nécessaires pour accéder. De plus, il souligne que l’instabilité causée par le conflit en Ukraine entrave le lancement de nouveaux projets d’envergure, tels que ceux axés sur l’exploitation du pétrole de schiste.

Réparations des raffineries

L’impact de la guerre est encore aggravé par la nécessité d’investissements importants pour réparer les raffineries endommagées par les frappes de drones ukrainiens. Ces défis persistants dressent un tableau sombre de l’avenir de l’industrie pétrolière russe, Vakulenko prévoyant un déclin constant de la production à un taux annuel d’environ 3 pour cent. (fc)

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