Principaux renseignements
- L’Italie soutient l’intégration de l’Allemagne dans le projet GCAP malgré d’éventuels retards initiaux.
- Dans le cadre du projet GCAP, l’Italie collabore déjà avec le Japon et le Royaume-Uni.
- Rejoindre ce nouveau programme permettrait à l’Allemagne de renouer avec la perspective d’un avion de combat moderne après l’échec du projet FCAS mené avec la France.
L’Italie est prête à envisager l’entrée de l’Allemagne dans le Global Combat Air Programme (GCAP), un projet commun impliquant le Japon et le Royaume-Uni. Lorenzo Mariani, récemment nommé PDG de l’entreprise publique de défense Leonardo, a indiqué chez Financial Times que même si l’arrivée d’un nouveau partenaire à ce stade entraînerait des contretemps initiaux, les avantages stratégiques l’emporteraient sur les retards.
Gains industriels face aux perturbations initiales
Selon Mariani, l’intégration de l’Allemagne serait source de perturbations, car les partenaires actuels ont déjà finalisé un accord complexe de répartition des tâches. Il a toutefois souligné la valeur de l’expertise industrielle et du soutien financier allemands, notant que de tels projets aérospatiaux de grande envergure dépassent généralement leurs budgets initiaux.
Il a cité la coopération historique fructueuse entre Leonardo, BAE Systems et les filiales allemandes d’Airbus sur l’Eurofighter Typhoon comme un précédent pour un partenariat productif.
L’effondrement du FCAS
Cette ouverture fait suite à l’échec du Future Combat Air System (FCAS), une initiative distincte de 100 milliards d’euros impliquant la France et l’Espagne. Mariani a suggéré que le FCAS s’est effondré en raison d’un manque d’alignement industriel et d’une vision commune, malgré la volonté politique de dirigeants tels qu’Emmanuel Macron. Il a fait valoir que la dynamique politique est insuffisante si les partenaires industriels ne parviennent pas à s’accorder sur une répartition pratique des tâches.
L’Allemagne étudie actuellement différentes options : soit mener un nouveau projet aéronautique, soit rejoindre un projet existant, à condition que son rôle y soit significatif et reflète son investissement financier.
Le Japon et l’Allemagne
De son côté, le Japon reste prudent quant à l’arrivée de nouveaux membres, car il souhaite s’assurer que l’avion de chasse soit opérationnel d’ici 2035.
Des questions se posent également concernant le budget alloué par le Royaume-Uni à ce projet, suite aux récents bouleversements politiques et aux critiques concernant les dépenses de défense, même si Mariani estime que le Royaume-Uni restera engagé en raison de ses besoins géographiques et de ses priorités industrielles. (fc)
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