L’internet chinois commence à censurer l’accès aux plateformes d’échange de cryptomonnaies

Pékin poursuit sa lutte contre les cryptos. (Jakub Porzycki/NurPhoto/Shutterstock)

Depuis plusieurs semaines, Pékin a pris à bras-le-corps la thématique des cryptomonnaies. Alors que la règlementation chinoise se veut de plus en plus stricte, c’est au tour de la censure de faire son apparition.

Ce mercredi, les principaux services Internet chinois ont commencé à mettre en place une censure à l’encontre des plateformes d’échange de cryptomonnaies les plus populaires. Cela concerne tant Baidu (le Google chinois), que Weibo (le Twitter chinois), Sogo et Zhihu.

Sur les moteurs de recherche de ces quatre sites, taper les mots Binance, Huobi et OKEx (trois plateformes crypto parmi les plus populaires) ne débouche sur aucun résultat. La censure est effective que l’on entre une recherche en anglais ou en chinois.

Conformément aux lois, règlements et politiques en vigueur, les résultats de la recherche n’ont pas été affichés, justifie par exemple Weibo lorsqu’on y recherche Binance.

Actuellement, il est toujours possible d’atteindre les plateformes d’échange de cryptomonnaies via des recherches un peu plus élaborées. Les mots bitcoin ou ethereum ne sont eux non plus pas (encore ?) atteints par le censure.

D’après les sites spécialisés, cette censure pourrait s’étendre par la suite à d’autres termes, voire à d’autres sites.

Bien sûr, les censures mises en place par les services internet chinois proviennent directement de directives émises par les autorités. Celles-ci font pression depuis plusieurs semaines pour diminuer les activités entourant les cryptomonnaies.

Extraction trop polluante, affaiblissement du yuan, possible enrichissement de la classe moyenne qui pourrait aboutir à des troubles sociaux: Pékin craint les cryptomonnaies. Elle compte poursuivre sa politique à l’avenir. Ces cas de censure n’en sont qu’un nouvel exemple.

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