L’Espagne et les Pays-Bas plaident en faveur d’un âge minimum européen unique pour l’accès aux réseaux sociaux, plutôt que d’une réglementation fragmentée


Principaux renseignements

  • L’Espagne et les Pays-Bas souhaitent l’instauration d’un âge minimum harmonisé au niveau européen pour l’accès aux réseaux sociaux.
  • Une réglementation harmonisée permettrait d’éviter une fragmentation du cadre juridique entre les États membres.
  • Des outils spécialisés de vérification de l’âge devraient remplacer les systèmes d’autorisation parentale, peu pratiques.

L’Espagne et les Pays-Bas plaident en faveur d’un âge minimum harmonisé pour les utilisateurs des réseaux sociaux dans toute l’Union européenne. Alors que la Commission européenne s’apprête à présenter sa propre stratégie la semaine prochaine, les deux pays appellent à une approche européenne uniforme, plutôt qu’à un patchwork de règles nationales divergentes.

Selon un récent document interne, les restrictions proposées devraient s’appliquer non seulement aux plateformes sociales, mais aussi aux chatbots basés sur l’IA, aux jeux vidéo et à d’autres services numériques potentiellement préjudiciables.

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

Éviter la fragmentation juridique

Cette initiative intervient alors que plusieurs États membres de l’UE, dont l’Italie, l’Allemagne et la Pologne, étudient la mise en place de leurs propres restrictions nationales concernant l’accès des mineurs à Internet.

Afin d’éviter un paysage juridique fragmenté, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait précédemment indiqué qu’une proposition européenne centralisée serait présentée. Les gouvernements néerlandais et espagnol estiment que ce nouveau mandat devrait s’intégrer aux structures juridiques existantes tout en restant équilibré afin de protéger les libertés fondamentales, telles que la confidentialité des données et la liberté d’expression.

Une stratégie réglementaire fondée sur les risques

La nécessité d’une approche proportionnée est mise en évidence par de récents revers juridiques, comme lorsque le Conseil constitutionnel français a invalidé une interdiction des réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans, invoquant un excès de pouvoir.

Par conséquent, l’Espagne et les Pays-Bas suggèrent une stratégie fondée sur les risques qui s’attaque aux éléments de conception dangereux et aux algorithmes créant une dépendance dans divers services numériques. Ils proposent également que les entreprises puissent bénéficier d’exemptions si elles sont en mesure de prouver que leurs plateformes sont sûres pour les jeunes publics.

Application

Pour garantir l’efficacité, les deux pays suggèrent d’utiliser la loi sur les services numériques comme modèle pour l’application de la réglementation, permettant ainsi à la Commission de réglementer de manière centralisée des géants tels que TikTok et Google.

Vérification

Ils mettent en outre en garde contre le recours à l’autorisation parentale, arguant qu’elle est peu pratique et présente des risques pour la vie privée. Ils recommandent plutôt une application spécialisée de vérification de l’âge, fondée sur les cadres réglementaires de l’UE, conçue uniquement pour confirmer l’âge d’un utilisateur sans collecter de données personnelles inutiles.

(at)

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