Kaja Kallas souhaite restreindre les échanges commerciaux avec les colonies israéliennes


Principaux renseignements

  • Kaja Kallas réclame une interdiction totale du commerce des marchandises provenant des colonies israéliennes illégales.
  • Selon Kallas, le fait qu’il s’agisse d’une mesure commerciale rend inutile l’approbation unanime de l’UE.
  • Selon elle, cette restriction pourrait constituer un symbole fort du droit international.

Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, a plaidé en faveur d’une interdiction totale du commerce des produits provenant des colonies israéliennes illégales situées dans les territoires palestiniens occupés. Elle a qualifié une telle mesure de question de principe.

Dans un entretien récent accordé à The Irish Times, Kallas a souligné l’existence d’un consensus général parmi les ministres des Affaires étrangères de l’UE selon lequel l’expansion de ces colonies est contraire aux normes du droit international.

Parallèles avec la Crimée

Établissant un parallèle avec l’occupation de la Crimée, Kallas a fait valoir que l’UE devrait appliquer les mêmes normes rigoureuses.

Elle a fait valoir que, l’illégalité des colonies étant généralement reconnue, l’UE devrait logiquement cesser toute activité commerciale liée à ces régions.

Pas besoin d’unanimité pour une interdiction commerciale

Selon Kallas, la mise en œuvre de cette restriction à l’importation ne nécessiterait pas un vote à l’unanimité des 27 États membres. En présentant cette interdiction comme une mesure commerciale plutôt que comme un mandat diplomatique ou de politique étrangère, elle ne nécessiterait qu’une majorité qualifiée, plus précisément, l’approbation de 15 pays représentant environ les deux tiers de la population totale de l’UE.

Cette distinction est cruciale, car les tentatives précédentes visant à imposer des sanctions à Israël ont été bloquées par l’exigence d’une unanimité totale en matière de politique étrangère.

Le symbolisme prime sur l’ampleur

Kallas a par ailleurs révélé que les gouvernements nationaux exerçaient une pression considérable sur la Commission européenne pour qu’elle mette en place cette restriction commerciale, et que les ministres attendaient actuellement une proposition de la part de l’exécutif.

Bien que le volume réel des échanges commerciaux en provenance de ces colonies soit relativement faible, Kallas a déclaré que l’interdiction constituerait un geste symbolique fort.

L’UE reste unie sur la solution à deux États

Bien que Kallas ait admis que les États membres de l’UE adoptent des positions divergentes quant à leurs relations avec Israël, elle a fait remarquer qu’il existait divers arguments pour et contre la prise de mesures avant les élections législatives israéliennes, prévues avant la fin du mois d’octobre.

Malgré ces divergences, elle a confirmé que les États membres restaient unis dans leur engagement en faveur d’une solution à deux États et d’une aide humanitaire non politisée au peuple palestinien. (lv)

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