L’UE plaide en faveur de règles mondiales visant à limiter les risques liés à l’IA


Principaux renseignements

  • L’Union européenne réclame des normes réglementaires mondiales afin d’empêcher que l’IA ne puisse anéantir l’humanité.
  • L’Allemagne propose la création d’une agence internationale chargée de la sécurité de l’IA, sur le modèle de la surveillance de l’énergie nucléaire.
  • Les responsables américains craignent qu’une réglementation stricte n’affaiblisse leur avantage concurrentiel face à la Chine.

À la suite d’une mise en garde largement relayée par un ancien employé d’Anthropic concernant la possibilité que l’IA puisse entraîner l’extinction de l’humanité, l’Union européenne insiste sur la nécessité d’adopter des normes réglementaires mondiales.

Lors d’une conférence à Dublin sur la sécurité numérique des mineurs, Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, a souligné la nécessité d’une coopération internationale pour élaborer des lignes directrices mondiales exhaustives.

Coordination mondiale

Bien que l’UE ait déjà mis en place une législation obligeant les développeurs tels qu’OpenAI et Anthropic à identifier et à limiter les risques de perte de contrôle de leurs systèmes, Virkkunen a fait remarquer que de telles mesures de protection ne s’appliquent pas encore partout.

Cela témoigne d’un effort plus large de l’UE pour garantir une harmonisation mondiale en matière de risques liés à l’IA. Ainsi, lors du sommet du G7 en France, la présidente Ursula von der Leyen a souligné la responsabilité partagée et les objectifs de sécurité communs qui devraient sous-tendre un partenariat entre les États-Unis et l’Europe.

Propositions en matière de surveillance internationale

Des propositions en matière de surveillance ont également été formulées par les États membres. Ainsi, le ministre allemand des Affaires numériques, Karsten Wildberger, a proposé de créer une organisation dédiée à la sécurité de l’IA, sur le modèle de l’approche adoptée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). C’est ce qu’il a déclaré dans une interview accordée à Politico.

Dans le même temps, les dirigeants de l’UE suivent de près le prochain sommet prévu fin septembre entre les présidents Xi Jinping et Donald Trump. Les deux superpuissances sont actuellement en tête de la course mondiale à l’IA.

Pressions internes

Le point de vue américain reste prudent ; l’ambassadeur de l’UE, Andrew Puzder, a exprimé son soutien à un partenariat, mais a averti que les entreprises américaines ne devaient pas être entravées par des réglementations qui réduiraient leur avantage concurrentiel face à la Chine.

Malgré ces tensions diplomatiques, la Commission européenne fait face à des pressions internes pour agir. La députée européenne Regina Doherty a officiellement interrogé la Commission pour savoir si elle comptait promouvoir un protocole international de réponse aux incidents liés à l’IA avancée par le biais de forums tels que l’OCDE, le G20 et le G7. (lv)

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