Les tensions autour de l’Iran font grimper les cours du pétrole, malgré la hausse des stocks américains


Principaux renseignements

  • Les tensions au Moyen-Orient font grimper les cours du pétrole brut.
  • Les attaques maritimes restreignent considérablement le trafic maritime sur les voies navigables stratégiques.
  • Les données contradictoires sur les stocks américains compliquent les prévisions d’approvisionnement à long terme.

Les cours du pétrole brut ont continué à grimper mercredi, sous l’effet de l’escalade des tensions au Moyen-Orient et du scepticisme quant à un éventuel accord diplomatique entre les États-Unis et l’Iran.

Malgré les informations faisant état d’une augmentation des réserves de pétrole américaines, les craintes concernant d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement ont fait grimper le Brent à 89,45 dollars le baril à 10 h 22, tandis que le WTI s’établissait à 83,64 dollars le baril.

Instabilité géopolitique 

La volatilité des marchés s’est intensifiée lundi après que le président Donald Trump a exigé que l’Iran verse des indemnités pour les victimes des différents conflits et manifestations, jetant ainsi le doute sur la probabilité d’un accord de paix. Cette instabilité géopolitique a entraîné de fortes fluctuations des prix.

Perturbations maritimes et baisse du trafic maritime

Des perturbations physiques ont également joué un rôle, avec des rapports faisant état d’attaques maritimes dans le détroit de Bab el-Mandeb et le détroit d’Ormuz. Mohsen Rezaei, un haut responsable iranien de la sécurité, a averti que la voie navigable stratégique d’Ormuz resterait impraticable jusqu’à ce que les États-Unis satisfassent aux exigences de l’Iran, qui comprennent notamment le déblocage des avoirs gelés.

Dans le même temps, le président Trump a adopté une position incohérente, oscillant entre des menaces d’action militaire sévère et des indications selon lesquelles un accord serait proche. L’impact de ces menaces est évident dans les données sur le trafic maritime, qui montrent une baisse drastique du trafic dans le détroit d’Ormuz, tombant à seulement huit navires mardi contre une moyenne d’avant-guerre de 125 à 140 par jour.

Données contradictoires sur l’offre

Du côté de l’offre, des données contradictoires ont fait leur apparition. Alors qu’une enquête de Reuters prévoyait une baisse des stocks américains de carburants et de brut, les données de l’American Petroleum Institute ont fait état d’une augmentation significative d’environ 9,1 millions de barils des stocks de brut pour la semaine se terminant le 7 août. À l’inverse, les stocks d’essence et de distillats ont enregistré de légères baisses.

Projections à long terme

Les analystes ont estimé que si l’EIA confirmait cette accumulation substantielle de brut, cela pourrait apaiser les craintes d’une pénurie mondiale.

Les projections à long terme de l’EIA indiquent que la production de brut au Moyen-Orient pourrait rester réduite d’environ 600 000 barils par jour jusqu’à fin 2027.

(AT)

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