Qu’est-ce qui change pour votre argent en octobre 2026 ?


Principaux renseignements

  • À partir d’octobre, de nombreux changements vont à nouveau avoir un impact direct sur votre budget
  • Certains coûts vont augmenter, tandis que de nouvelles règles devraient apporter plus de clarté ou une marge de manœuvre financière aux consommateurs et aux salariés
  • De l’énergie à la garde d’enfants, en passant par le travail et les études, voici ce qui va changer à partir du 1er octobre

Le mois d’octobre apporte une nouvelle série de changements qui pourraient se répercuter directement sur le budget familial. Les contrats d’énergie gagneront en transparence, mais le tarif social de l’énergie augmentera, tout comme le coût de la garde d’enfants. Parallèlement, les règles applicables aux étudiants indépendants changent et l’indemnité kilométrique pour ceux qui utilisent leur propre voiture pour se rendre au travail augmente légèrement. Pour les consommateurs et les salariés, cela signifie avant tout une chose : les montants changent, mais les règles qui sous-tendent ces montants sont également modifiées à plusieurs égards à compter du 1er octobre.

De nouvelles règles rendent la facture d’énergie plus transparente

À compter du 1er octobre 2026, les règles relatives aux contrats d’énergie seront renforcées, dans le but de donner aux consommateurs une idée plus claire du coût réel d’un contrat. Les remises de bienvenue ne pourront plus être accordées seulement après plusieurs mois ou une longue période de fidélité afin de faire paraître un contrat d’énergie moins cher sur les comparateurs de prix : les remises conditionnelles sur le prix de l’énergie devront être appliquées dès le début du contrat et leurs conditions devront être clairement indiquées dès le départ.

Les produits énergétiques bénéficieront également d’une dénomination plus claire lorsqu’un fournisseur remplacera une offre existante par un nouveau contrat.

Par ailleurs, à partir du mois d’octobre, un code QR figurera sur la facture d’énergie et redirigera les consommateurs vers l’outil « CREG-scan », leur permettant ainsi de comparer plus rapidement leur contrat actuel aux autres offres du marché.

Les nouvelles règles ne réduisent pas automatiquement la facture d’énergie, mais elles visent à rendre plus difficile le fait d’attirer les consommateurs, à coups de promotions tape-à-l’œil, vers un contrat structurellement plus cher. Selon les calculs de la CREG, ceux qui trouveront ainsi un contrat plus avantageux pourront économiser jusqu’à 500 euros par an, tandis que le gain pour certains ménages pourra atteindre 700 euros. Le montant final payé par un ménage dépendra bien sûr de sa consommation, de son contrat, de son fournisseur et des prix du marché. La réforme vise avant tout à renforcer la transparence : ce n’est pas la remise la plus importante sur le papier, mais le coût réel d’un contrat d’énergie qui doit apparaître plus clairement pour le consommateur.

Hausse des tarifs sociaux de l’énergie

À compter du 1er octobre, le tarif social de l’énergie augmentera à nouveau en Belgique. Les personnes éligibles au tarif social paieront en moyenne 7 pour cent de plus pour l’électricité et 11,4 pour cent de plus pour le gaz naturel, le tarif du gaz s’établissant à environ 6,08 centimes d’euro par kilowattheure. Cette hausse des tarifs s’inscrit dans le contexte de la récente volatilité du marché de l’énergie, influencée notamment par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Grâce à la protection tarifaire, la hausse reste toutefois nettement plus modérée pour les ménages bénéficiant du tarif social que sur le marché libre. Sans cette protection, l’électricité deviendrait de 15 à 17 pour cent plus chère pour certains consommateurs, tandis que le prix du gaz augmenterait de 43,7 pour cent par rapport au trimestre précédent. Par rapport à la moyenne enregistrée depuis août 2025, la hausse du prix du gaz atteindrait même 61 pour cent.

Les tarifs sociaux sont fixés chaque trimestre par la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG), qui les publie ensuite officiellement. Pour les ménages bénéficiant du tarif social de l’énergie, le mois d’octobre se traduira donc à nouveau par une facture énergétique plus élevée, mais la protection des prix atténue l’impact des fortes fluctuations du marché de l’énergie.

La garde d’enfants en Flandre devient plus chère

Les frais de garde d’enfants en Flandre augmentent à nouveau à partir d’octobre, avec une hausse pouvant atteindre 280 euros par an pour les familles qui paient le tarif maximal. Cette augmentation résulte d’une indexation complète des tarifs, indique l’Agence Opgroeien. La hausse des frais de garde se poursuit ainsi : l’année dernière, les coûts annuels avaient déjà augmenté d’environ 300 euros pour certaines familles.

Selon la politicienne du PVDA Lise Vandecasteele, les factures mensuelles peuvent désormais atteindre 741 euros, hors frais supplémentaires tels que les couches. Elle met en garde contre le fait que la hausse des frais de garde incite certaines familles à opter pour des modes de garde moins professionnels et que, de ce fait, ce sont surtout les mères qui se tourneraient plus souvent vers le travail à temps partiel. Dans le même temps, les allocations familiales augmentent moins rapidement en euros : une hausse mensuelle de 6 euros, par exemple, est sans commune mesure avec une augmentation potentielle de 23 euros de la facture de garde.

Vandecasteele dénonce donc le coût de la garde d’enfants et plaide en faveur de tarifs adaptés aux revenus, afin que les familles paient, selon elle, un tarif adapté à leurs revenus. Elle évoque également le débat politique au sein du gouvernement fédéral, où le parti Vooruit avait auparavant mis en avant l’objectif d’une garde d’enfants moins chère, voire gratuite.

Assouplissement du statut d’étudiant-indépendant

À compter du 1er octobre 2026, il sera plus facile pour les étudiants de conserver le statut d’étudiant-indépendant. La limite d’âge sera assouplie, ce qui permettra à toute personne atteignant l’âge de 25 ans de continuer à travailler en tant qu’étudiant-indépendant plus longtemps, sous certaines conditions, à condition qu’elle ait déjà bénéficié de ce statut au cours du troisième trimestre de l’année au cours de laquelle elle atteint l’âge de 25 ans et qu’elle continue ensuite à remplir les conditions requises sans interruption. Les formalités administratives seront également allégées : la déclaration préalable sur l’honneur relative à la fréquentation des cours disparaîtra et la preuve d’une présence régulière sera vérifiée a posteriori à l’aide de documents objectifs, tels que les résultats d’examens ou une attestation de l’établissement d’enseignement. Par ailleurs, des règles plus claires seront mises en place pour les étudiants qui, en fin de cursus, n’effectuent plus qu’un stage obligatoire ou travaillent à leur mémoire de fin d’études. Ceux qui obtiennent leur diplôme en dehors de l’année universitaire classique bénéficieront également d’une plus grande marge de manœuvre : le statut pourra être conservé jusqu’à la fin du trimestre au cours duquel le diplôme est obtenu.

Les conditions de base restent toutefois inchangées : l’étudiant doit en principe être dûment inscrit dans un établissement d’enseignement agréé, suivre effectivement la formation et exercer une activité indépendante. À partir de l’année universitaire 2026-2027, la réforme rendra le maintien de ce statut plus facile, notamment pour les étudiants qui prolongent leurs études, terminent un stage ou un mémoire de fin d’études, ou obtiennent leur diplôme à une autre période que le mois de juin.

Augmentation de l’indemnité kilométrique à partir d’octobre

À compter du 1er octobre, l’indemnité kilométrique versée aux salariés effectuant des déplacements professionnels avec leur propre voiture augmentera légèrement, passant de 0,4440 à 0,4452 euro par kilomètre. Ce montant s’applique aux salariés soumis à l’indexation trimestrielle et restera en vigueur jusqu’à fin 2026. Tout le monde ne bénéficie toutefois pas du même tarif : les personnes relevant du système d’indexation annuelle conserveront, jusqu’au 30 juin 2027, une indemnité de 0,4761 euro par kilomètre. La différence de 3,09 centimes d’euro par kilomètre peut représenter, pour ceux qui parcourent beaucoup de kilomètres professionnels chaque année, plusieurs centaines d’euros. Pour 10 000 kilomètres professionnels, la différence s’élève par exemple à 309 euros.

Le tarif applicable dépend du secteur, de la commission paritaire compétente et des accords en vigueur au sein de l’entreprise. Cette indemnité est destinée à rembourser les frais liés aux déplacements professionnels effectués avec un véhicule privé et peut être octroyée, dans les limites officielles, sans être soumise à l’impôt ni aux cotisations sociales. Pour les salariés qui utilisent régulièrement leur propre véhicule à des fins professionnelles, il est particulièrement important de vérifier quel système d’indexation leur est applicable.

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