« Les smartphones 5G ne sont pas plus dangereux pour la santé que les autres »

Sur les 46 appareils analysés par l’ANFR, le gendarme français des fréquences, seuls deux émettaient des ondes électromagnétiques supérieures à la règlementation européenne, et ils n’étaient même pas compatibles avec la 5G.

L’agence française des fréquences s’est une nouvelle fois penchée sur plusieurs smartphones disponibles sur le marché pour analyser le niveau d’ondes électromagnétiques qu’ils émettaient et vérifier ainsi qu’ils respectaient la limitation en vigueur. Et bonne nouvelle, la très grande majorité des 46 téléphones analysés – dont 13 compatibles avec la 5G – était conforme.

L’étude commandée par le secrétaire français au Numérique, Cédric O, visait à mesurer le DAS, soit la quantité d’ « énergie transportée par les ondes électromagnétiques et absorbée par le corps humain » émise par les téléphones 5G actuels.

« Les premiers contrôles réalisés dans le cadre de la surveillance du marché montrent que la contribution supplémentaire de la 5G est très basse et n’apparait que lorsque les antennes 4G et 5G dans le téléphone sont colocalisées », indique le gendarme français des fréquences dans son rapport.

D’ailleurs, les deux smartphones qui ont été épinglés par l’ANFR pour leur DAS supérieur à la limitation en vigueur en Europe – soit 2W/kg au niveau du tronc et 4W/kg au niveau des membres – ne sont pas compatibles avec la 5G. Ce sont tous deux des téléphones 4G d’entrée de gamme de la marque EssentielB (Heyou 60 et Heyou 4), commercialisés par Boulanger et fabriqués par Sourcing et Création. Une simple mise à jour a par ailleurs permis de réduire leur niveau de DAS, précise l’agence.

L’ANFR prévoit d’augmenter ses contrôles en analysant davantage de smartphones à l’avenir. Elle vise 140 terminaux d’ici la fin de l’année.

5G, un danger ?

En plein déploiement, la 5G inquiète une grande partie de la population mondiale. Ce nouveau standard des télécommunications fait en effet l’objet de nombreuses critiques, car il est soupçonné d’être néfaste pour la santé. Or, à l’heure actuelle, aucune preuve scientifique n’indique que c’est le cas à court terme. Seul l’avenir nous dira si la 5G était finalement bel et bien dangereuse pour la santé.

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