Principaux renseignements
- Les organisateurs de la Cop31 exigent une électrification mondiale de 35 pour cent d’ici 2035.
- Les énergies renouvelables constituent la solution la moins coûteuse pour lutter contre les catastrophes climatiques.
- La Turquie vise à réduire de moitié la croissance mondiale des déchets au cours de la prochaine décennie.
Les organisateurs du prochain sommet Cop31 exhortent la communauté internationale à faire en sorte que 35 pour cent de sa consommation totale d’énergie provienne de l’électricité d’ici 2035. Le ministre turc de l’Environnement, Murat Kurum, qui coprésidera l’événement aux côtés de l’Australie, a fait valoir qu’il était essentiel de faire passer ce chiffre de 20 pour cent actuellement pour s’engager sur la voie de la décarbonisation. Alors que les sources renouvelables fournissent déjà une part importante de l’électricité mondiale, des secteurs tels que la production industrielle, le chauffage et les transports restent dépendants des combustibles fossiles, qui représentent encore près de 80 pour cent de la consommation finale d’énergie.
Mesure visant à lutter contre la crise énergétique et le réchauffement climatique
Le ministre australien chargé du changement climatique, Chris Bowen, a souligné que s’affranchir de la dépendance aux combustibles fossiles et donner la priorité à l’électrification peut atténuer à la fois la crise énergétique qui s’aggrave et la fréquence croissante des catastrophes climatiques. Il a noté que l’énergie renouvelable est actuellement l’option énergétique la plus abordable, qu’elle soit utilisée pour moderniser l’industrie allemande, introduire des méthodes de cuisson propres en Afrique ou remplacer le diesel par l’énergie solaire dans le Pacifique.
Bien que des technologies telles que les pompes à chaleur et les voitures électriques soient largement disponibles, leur adoption reste inégale selon les régions. L’attrait des technologies propres s’est accru à mesure que l’instabilité géopolitique, en particulier le conflit en Iran, a fait grimper les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril.
L’urgence d’une transition vers le développement durable
Simon Stiell, responsable des questions climatiques à l’ONU, a décrit l’effort collectif pour lutter contre l’urgence climatique comme l’entreprise la plus difficile mais la plus vitale de l’histoire de l’humanité. Il a souligné l’urgence de cette transition, en évoquant les milliers de décès causés par les vagues de chaleur extrêmes en Asie et en Europe.
Cette urgence est encore accentuée par les avertissements scientifiques concernant un éventuel « super El Niño », qui pourrait aggraver les sécheresses, les inondations et les pics de température mondiaux.
Tracer la voie vers le sommet d’Antalya
Alors que les responsables se réunissent à Bonn pour préparer le sommet de novembre à Antalya, en Turquie, la présidence entend faire de l’électrification une pierre angulaire de l’ordre du jour. L’Agence internationale de l’énergie devrait élaborer une feuille de route sur la manière d’atteindre l’objectif fixé pour 2035.
Cette initiative fait suite à des efforts mondiaux antérieurs visant à doubler l’efficacité énergétique et à tripler la capacité des énergies renouvelables, bien qu’aucun objectif spécifique en matière d’électrification n’ait été fixé jusqu’à présent.
Donner la priorité à la réduction des déchets
Outre les transitions énergétiques, les dirigeants turcs accordent la priorité à la réduction des déchets, le ministre Kurum appelant à réduire de moitié la croissance mondiale des déchets d’ici 2035. Cette priorité découle en partie d’une initiative nationale lancée en 2017 par Emine Erdoğan, l’épouse du président.
Le sommet Cop31 lui-même suit un arrangement unique dans lequel l’Australie gère les négociations officielles de l’accord de Paris tout en partageant la présidence générale avec la Turquie.
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