Les navetteurs suédois portent plainte contre leur gouvernement

Des travailleurs frontaliers qui accusent leur État de ralentir leur trajet domicile-travail et l’attaquent en justice, ce n’est pas courant ! Mais c’est ce qui se passe actuellement en Suède, où les navetteurs qui traversent régulièrement la frontière pour aller travailler au Danemark affirment que les nouveaux contrôles d’identité à la frontière ont tellement ralenti leur trajet que leurs routines quotidiennes deviennent impossibles.

Des travailleurs frontaliers qui accusent leur État de ralentir leur trajet domicile-travail et l’attaquent en justice, ce n’est pas courant ! Mais c’est ce qui se passe actuellement en Suède, où les navetteurs qui traversent régulièrement la frontière pour aller travailler au Danemark affirment que les nouveaux contrôles d’identité à la frontière ont tellement ralenti leur trajet que leurs routines quotidiennes deviennent impossibles.

La frontière est matérialisée par le pont de l’Oresund, inauguré en juillet 2000, qui relie les villes de Copenhague et Malmö. Chaque jour, l’année dernière, un peu moins de 100 000 navetteurs suédois ont fait la traversée par le pont ou le ferry. Mais face à l’afflux de réfugiés qui essayent de rejoindre la Suède, les autorités ont décidé de réintroduire les contrôles d’identité sur le pont entre les deux villes cet hiver, ralentissant considérablement la durée de traversée.La situation est rendue difficile par les deux approches radicalement différentes des deux pays face à la crise des migrants : si la Suède est relativement ouverte, le Danemark est si strict que peu sont tentés d’y demander asile.Ce mois-ci, 565 travailleurs frontaliers ont lancé une action en justice contre les autorités suédoises. Ils demandent 25 millions de couronnes suédoises en compensation de ces contretemps au ministre de la Justice (environ 2,56 millions d’euros).