Principaux renseignements
- Les coûts énergétiques élevés poussent 25 pour cent des fabricants britanniques à délocaliser ou à envisager de s’installer à l’étranger.
- L’instabilité mondiale et les mécanismes de fixation des prix alimentent la hausse insoutenable des tarifs des services publics en Grande-Bretagne.
- Les leaders du secteur réclament une aide gouvernementale accrue pour sauver les usines et les emplois nationaux.
La hausse des dépenses énergétiques pousse un nombre important d’entreprises manufacturières britanniques à délocaliser leurs activités vers d’autres pays. Une étude menée par le groupe professionnel Make UK révèle qu’environ 25 pour cent des sites industriels ont déjà transféré leur production à l’étranger ou envisagent cette option en raison de frais généraux insoutenables. Plus précisément, 9 pour cent des entreprises se sont déjà délocalisées, tandis que 15 pour cent supplémentaires envisagent de le faire.
Conséquences de la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient
Le marché britannique de l’énergie se caractérise par des tarifs parmi les plus élevés des pays développés. Cette volatilité a été exacerbée par le conflit en Ukraine et l’instabilité persistante au Moyen-Orient. La vulnérabilité du pays est accentuée par une forte dépendance au gaz naturel et un mécanisme de tarification marginale, dans lequel le coût de l’unité finale d’énergie détermine le prix global.
De plus, la transition vers les énergies renouvelables a nécessité la mise en place de systèmes d’alimentation de secours coûteux, et diverses taxes environnementales ont encore alourdi les factures d’électricité.
Appels urgents en faveur d’une aide financière
En réponse à cette crise, Make UK exhorte le gouvernement à accélérer la mise en œuvre d’aides financières. L’organisation plaide en faveur de l’extension des aides existantes afin de couvrir 130 000 entreprises, soit une forte augmentation par rapport aux 10 000 actuellement éligibles.
Le « British Industrial Competitiveness Scheme » (programme britannique pour la compétitivité industrielle), dont le lancement est prévu en 2027, vise à supprimer certaines taxes vertes.
Engagements du gouvernement
Paul Nowak, secrétaire général du Trades Union Congress, a reconnu que l’initiative BICS constituait une mesure essentielle pour atténuer les coûts énergétiques extrêmes. Il a toutefois fait valoir que le programme devait être élargi afin d’assurer la survie des usines nationales et la préservation de l’emploi local.
Parallèlement, les responsables gouvernementaux ont souligné le rôle crucial du secteur manufacturier dans le progrès économique du pays et se sont engagés à collaborer avec les dirigeants de l’industrie pour surmonter ces obstacles.
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(ns)(fc)

