Les exportations belges augmentent, tandis que les échanges commerciaux avec le Moyen-Orient reculent


Principaux renseignements

  • Les exportations belges ont augmenté de 1,4 pour cent.
  • Le conflit géopolitique avec l’Iran a fait chuter les volumes d’exportation vers le Moyen-Orient de 17 pour cent.
  • L’approvisionnement stratégique auprès du Royaume-Uni et du Canada a stabilisé les importations d’énergie.

Entre février et avril 2026, le commerce extérieur de la Belgique a affiché des résultats mitigés, les exportations ayant augmenté de 1,4 pour cent tandis que les importations ont connu une baisse de 2,7 pour cent en glissement annuel. C’est ce qu’annonce la Banque nationale de Belgique.

D’excellentes performances

L’expansion de la Bourse du diamant de Shanghai en Chine a considérablement stimulé les exportations de diamants. De même, les expéditions de fourgonnettes et de tracteurs ont fait grimper les chiffres relatifs aux équipements de transport, bien que les importations dans cette catégorie aient également connu une légère hausse.

Il est intéressant de noter que le coût d’importation des produits minéraux est resté stable malgré le conflit avec l’Iran qui a fait grimper les prix du pétrole et du gaz naturel. Cette stabilité s’explique par le fait que les prix atteints lors du pic hivernal de 2025 – causé par une forte demande saisonnière et l’arrêt du transit du gaz russe via l’Ukraine – étaient comparables aux niveaux actuels. Parallèlement, les exportations de minéraux ont augmenté car la Belgique réexporte une part importante de son approvisionnement en gaz.

Le commerce avec le Moyen-Orient

L’instabilité géopolitique, en particulier la guerre avec l’Iran, a entravé le commerce avec les pays du Moyen-Orient. Les exportations vers l’Arabie saoudite, Israël, les Émirats arabes unis et l’Iran ont chuté en moyenne de 17 pour cent par rapport à la même période en 2025, ce qui contraste fortement avec la croissance de 1 pour cent observée l’année précédente. La baisse a été la plus marquée en ce qui concerne l’Iran, où les exportations ont chuté de 63 pour cent.

Du côté des importations, les échanges avec le Qatar ont diminué. Toutefois, cela n’a pas réduit le volume global des importations de gaz naturel, la Belgique ayant réorienté son approvisionnement vers le Royaume-Uni et le Canada.

Le commerce entre la Belgique et l’Iran continue de reculer

Les relations avec l’Iran se détériorent depuis près d’une décennie. Entre 2017 et 2025, la valeur totale des échanges commerciaux avec ce pays a chuté d’environ deux tiers, en grande partie en raison du durcissement des sanctions internationales. Par exemple, les importations en provenance d’Iran sont passées de 135 millions d’euros en 2017 à seulement 30,7 millions d’euros en 2025. Ce chiffre est infime par rapport aux échanges avec les Pays-Bas, premier partenaire de la Belgique, qui ont atteint 95,2 milliards d’euros en 2025.

Les exportations ont suivi une trajectoire baissière similaire, passant de près de 600 millions d’euros en 2017 à 191,6 millions d’euros en 2025. Actuellement, les importations belges en provenance d’Iran consistent principalement en plastiques et en produits d’origine végétale, tandis que les exportations concernent principalement les machines, les produits chimiques et les produits alimentaires.

(at)(fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus