Principaux renseignements
- La Belgique renforce ses capacités militaires en acquérant des missiles Joint Strike de pointe.
- Les avions de combat F-35A peuvent embarquer ces missiles en soute, ce qui leur permet de conserver leur furtivité tout en étant armés.
- Cette acquisition reflète l’engagement de la Belgique à moderniser sa défense et à s’aligner sur les priorités de l’OTAN face à l’évolution des menaces sécuritaires.
Le gouvernement américain a approuvé une vente de missiles AGM-184 Joint Strike Missiles à la Belgique pour un montant de 236 millions de dollars (203 millions d’euros). Cet accord majeur permet à la Belgique d’équiper sa flotte croissante d’avions de chasse F-35A d’armement de pointe capable de frapper des cibles maritimes et terrestres à des distances considérables.
Capacités militaires renforcées
Cette acquisition marque un tournant majeur dans les capacités militaires de la Belgique, qui passe des bombes non guidées et des munitions à courte portée à un arsenal plus puissant et polyvalent.
Le missile Joint Strike Missile (JSM), développé par Kongsberg Defence and Aerospace en Norvège, est un missile de croisière lancé depuis les airs, conçu pour des frappes de précision à longue portée.
Préservation des capacités de furtivité
Un aspect crucial est que le F-35A peut embarquer ces missiles à l’intérieur de sa cellule, préservant ainsi ses capacités de furtivité même lorsqu’il est armé. Ce transport interne permet à l’avion de pénétrer dans un espace aérien fortement défendu sans être détecté, ce qui en fait un atout extrêmement précieux pour les opérations offensives.
Le contrat approuvé comprend non seulement les missiles eux-mêmes, mais aussi des pièces de rechange, du matériel de formation, des équipements d’essai, des logiciels et un soutien logistique. Kongsberg Defence and Aerospace sera chargé de la fabrication des missiles, tandis que RTX Corporation, un sous-traitant américain du secteur de la défense, se chargera de la production et de l’intégration des composants.
Modernisation de la défense belge
La décision de la Belgique d’acquérir des JSM fait suite à un examen approfondi de ses besoins en munitions, motivé par l’engagement du ministre de la Défense Theo Francken à renforcer les capacités de défense nationale. M. Francken a décrit le JSM comme un « changement de donne » pour la dissuasion et l’autonomie opérationnelle de la Belgique.
Cette acquisition s’inscrit dans le cadre du programme F-35 accéléré de la Belgique, qui a vu l’arrivée de plusieurs avions à la base aérienne de Florennes et la formation continue des pilotes en Arizona. La commande initiale de 34 F-35A devrait être augmentée de 11 appareils supplémentaires.
Une base d’utilisateurs internationaux en pleine expansion
La Belgique rejoint une liste croissante de pays adoptant le JSM, parmi lesquels la Norvège, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne et l’Australie. Cette base d’utilisateurs internationaux en pleine expansion garantit une chaîne de production solide pour le missile, favorisant la rentabilité et la viabilité à long terme.
La décision d’acquérir des JSM est également motivée par l’évolution du paysage sécuritaire en Europe à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les membres européens de l’OTAN accordent de plus en plus la priorité aux dépenses de défense et à l’acquisition de systèmes d’armes capables de dissuader toute agression potentielle. M. Francken a explicitement lié la stratégie d’approvisionnement en munitions de la Belgique aux leçons tirées du conflit, soulignant la nécessité de partenariats stratégiques avec les fabricants afin d’assurer un approvisionnement régulier en munitions essentielles. (fc)
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