Le secrétaire général de l’OCDE met en garde contre le fait que les perspectives économiques deviennent plus incertaines en raison du conflit au Moyen-Orient


Principaux renseignements

  • Le conflit prolongé au Moyen-Orient menace la croissance économique mondiale et alimente l’inflation. C’est ce qu’affirme Mathias Cormann, secrétaire général de l’OCDE.
  • Les banques centrales sont confrontées au dilemme de relever les taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation malgré un ralentissement de l’activité économique.
  • La flambée des prix du pétrole, alimentée par le conflit, exige des réponses politiques urgentes de la part des dirigeants mondiaux.

Les perspectives économiques mondiales sont devenues de plus en plus précaires en raison du conflit prolongé au Moyen-Orient. Cormann a souligné ces préoccupations lors d’une réunion du G7, insistant sur le fait que la guerre en cours exerce une pression à la baisse sur la croissance économique tout en alimentant l’inflation. C’est ce qu’indique Bloomberg.

Impact sur les prévisions économiques

L’évaluation de Cormann va dans le sens de l’avertissement lancé en mars par l’OCDE, selon lequel le conflit entraînerait des hausses de prix et freinerait l’activité économique. L’organisation prévoit de réviser officiellement ses prévisions économiques le 3 juin. Les responsables des finances se sont réunis à Paris pour une réunion de deux jours initialement axée sur la résolution des déséquilibres économiques mondiaux de longue date, tels que le déficit budgétaire américain et l’important excédent commercial de la Chine.

La chute du marché obligataire ajoute à l’urgence

Cependant, la récente chute du marché obligataire a donné un caractère d’urgence aux discussions, obligeant les décideurs politiques à faire face aux défis croissants posés par la flambée des prix du pétrole. Cormann a souligné la tâche difficile à laquelle sont confrontées les banques centrales : trouver un équilibre entre les risques élevés d’inflation et l’affaiblissement de l’activité économique lorsqu’elles envisagent d’éventuelles hausses des taux d’intérêt.

Il a expliqué que si les banques centrales pouvaient généralement ignorer les chocs sur les prix de l’énergie, la propagation plus large de l’inflation et les hausses salariales secondaires rendraient une intervention nécessaire, même face à des prévisions de croissance économique plus faibles. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus