Les cours du pétrole augmente en raison des inquiétudes concernant l’approvisionnement via le détroit d’Ormuz


Principaux renseignements

  • Les cours du pétrole brut continuent de grimper.
  • Goldman Sachs prévoit que les cours du Brent pourraient dépasser les 110 dollars.

Les cours du pétrole brut ont continué de grimper aujourd’hui, sous l’effet de l’escalade du conflit au Moyen-Orient. À 14 h 50, le cours du WTI s’élevait à 79,70 dollars le baril, tandis que celui du Brent s’établissait à 84,98 dollars le baril.

La tendance à la hausse fait suite à un bond de 2 pour cent mardi, qui avait propulsé les prix à leur plus haut niveau mensuel.

Instabilités de l’approvisionnement

Cette volatilité est liée aux instabilités de l’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime crucial pour environ 20 pour cent du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. La Garde révolutionnaire iranienne a en outre affirmé que les livraisons d’énergie dans la région devaient soit être accessibles à tous, soit être entièrement bloquées.

Effondrement du cessez-le-feu

L’escalade actuelle fait suite à l’effondrement d’un cessez-le-feu précaire établi en juin. L’armée américaine a annoncé avoir lancé mercredi de nouvelles frappes visant à neutraliser les moyens iraniens utilisés pour prendre pour cible des navires commerciaux. De plus, le président Donald Trump a indiqué lors d’une récente interview télévisée que les infrastructures énergétiques finiraient par être prises pour cible.

Conséquences financières et prévisions de marché

Les analystes financiers ont relevé l’impact immédiat des tensions géopolitiques. Giovanni Staunovo, d’UBS, a souligné que le blocus restreignait le marché, d’autant plus que l’Iran exportait récemment entre 1,5 et 2 millions de barils par jour.

Goldman Sachs a indiqué que, alors que les exportations du Golfe avaient auparavant retrouvé 80 pour cent de leurs niveaux d’avant-guerre, elles ont chuté à moins de 50 pour cent — soit environ 11 millions de barils par jour – au cours de la semaine dernière. La banque a averti que les cours du Brent pourraient dépasser les 110 dollars d’ici le quatrième trimestre si cette reprise ne parvenait pas à retrouver son élan.

Scepticisme des traders

Malgré ces risques, certains traders hésitent encore à surévaluer le prix du pétrole sur la base de la rhétorique politique. Ole Hansen, de Saxo Bank, a qualifié la situation de série de « jeux de guerre », soulignant que les investisseurs sont devenus plus sceptiques face aux menaces très médiatisées qui, souvent, ne se traduisent pas par de réelles perturbations.

(at)

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